Interview d’Aakik Driss, secrétaire général du Syndicat des paysans d’Aoulouz (province de Taroudant)
Propos recueillis par Amal Lahoucine , novembre 2006
Aakik Driss est un activiste de la société civile à Ouzioua, dans la province de Taroudant, région du Souss Massa Drâ, au Maroc. Il est secrétaire général du Syndicat des paysans pauvres et membre du mouvement
Voici ce qu’il m’a déclaré.
La lutte des paysans pauvres d'Ouzioua pour leurs droits aux biens publics
« La lutte des paysans pauvres d'Ouzioua a débuté il y a longtemps. La construction du barrage Moukhtar Soussi avait joué un rôle très important dans notre lutte. La décision politique de construire ce barrage n'a pas pris en compte les biens des paysans pauvres. Le régime marocain défend toujours les intérêts des compradores et des grands propriétaires dans la plaine de Souss, qui ont occupé les terres collectives des paysans pauvres dans la plaine après avoir arraché les arganiers. Tout cela pour implanter des domaines d’agrumes et de primeurs, autrement dit pour développer une agriculture capitaliste destinée à l'exportation vers l'Europe. Le barrage est construit par la sueur et le sang des paysans pauvres d'Ouzioua qui ont perdu leurs terres, la seule source de vie, avec des indemnisations de rien du tout ! Imaginez qu’un mètre carré de terre irriguée par l'eau de la rivière, qui peut donner des récoltes pendant toutes les saisons est indemnisé 3 centimes d’Euro ! Imaginez une indemnisation qu’un olivier vieux d'un siècle qui peut donner en moyenne
Quel est à ton avis le responsable de cette situation ?
« Le premier évidemment est le régime de Hassan II qui avait choisi la voie de l'exploitation des paysans pauvres, en ouvrant la voie de l'occupation de leurs terres par les grands propriétaires, qui implantent leurs domaines dans le Souss, par l'intégration de la politique des barrages qui constitue pour nous un drame incurable, et menace la région de génération en génération. Les terres ne sont pas les seules qui sont massacrées, mais l'arganier aussi, la plante naturelle caractéristique du Sud marocain est la plus endommagée par cette politique. Le Souss est une région semi-saharienne, les pluies ne tombent pas régulièrement, elles sont d'une moyenne de 150 mm/an, l'arganier est une plante qui réserve l'eau de la nappe phréatique par sa faible consommation d'eau (25 fois moins que les agrumes). C'est une plante de biosphère, qui conserve l'équilibre nature. Or la descente de la nappe phréatique au Souss est provoquée par le surpompage dans les domaines des agrumes et le rasage l'arganier dans la plaine. Ce qui entraîne un déséquilibre naturel dans le bassin de Souss qui menace la vie des paysans pauvres aussi bien dans la plaine que dans les montagnes, à savoir que la diminution du niveau da la nappe phréatique entraîne la diminution du débit de l'eau des sources naturelles de montagne et, dans certains, même le tarissement de ces sources naturelles. Les paysans pauvres dans la plaine ne peuvent plus obtenir de l'eau pour l'irrigation par leurs moyens traditionnels, car ils sont dépourvus des aides financiers de l'État, qui met en revanche des fonds incroyables à la disposition des grands propriétaires.
Le deuxième responsable de cette situation est le président de la commune rurale d'Ouzioua qui est le bras droit des autorités à Taroudant. Par rapport à nous, c'est lui le responsable directe de cette catastrophe que vivent aujourd'hui les paysans pauvres d'Ouzioua, c'est lui qui avait donné un chèque en blanc à l'application de cette politique à Ouzioua. C'est lui le responsable de tous les problèmes des paysans pauvres aux Barrages Aoulouz dans les années 1980 et Mokhtar Soussi dans les années
Quelles sont les demandes des paysans pauvres aujourd'hui ?
« La première chose est la révision des indemnisations pour les propriétés que nous avons perdues, il faut nous rembourser avec des montants qui couvrent nos droits à la terre, à l'eau, aux ressources naturelles, surtout la réserve d'arganier et le développement de la culture et langue amazigh. À cette occasion, je veux signaler que c’est notre histoire elle-même qui est détruite par l'évacuation : nous avons été déracinés de notre terre, sur laquelle nos ancêtres avaient crée notre civilisation. Même si un tel remboursement ne peut remplacer toute la perte morale et matérielle que nous avons subie, ce qu’il faut, c’est une vraie décision politique de nous intégrer dans le vrai milieu naturel du monde paysan. Cela ne peut se faire que par le remplacement des terres perdues par des terres de même qualité, par un financement de nos projets agricoles. L’agriculture est le seul métier que nous avons entre nos mains, c'est notre identité.
La deuxième chose, c’est le jugement des responsables de cette situation, car même un remboursement légal ne peut guérir nos souffrances durant toutes ces années. L'impunité de ces responsables qui ont massacré les biens publics d'Ouzioua est rejeté par la société civile d'Ouzioua. Le président de la commune est le premier sur la liste des gens à juger. Ses cinq mandats successifs durant 31 ans à la tête du conseil communal sont là pour témoigner de sa lourde responsabilité dans la catastrophe des biens publics d'Ouzioua. »
Comment peux-tu nous décrire la situation de la commune d'Ouzioua?
Le visiteur d'Ouzioua peut voir à l'œil nu la situation d'une commune qui ne contient que de la poussière naturelle. Un siège de la commune datant du Moyen-Âge, situé entre une boutique baptisée « agence postale » et une petite mosquée. Une vague trace de goudron qui relie Aoulouz au barrage Moukhtar Soussi, toute couverte de poussière. Des mini-boutiques de par et d'autre de la route. Une école avec quelques petites salles et un noyau de collège de quatre classes construit depuis cinq ans. Un siège du bureau agricole qui ne rend aucun service aux paysans pauvres. Un petit carré de terre de labour réservé à l'abattoir et au souk (marché). L'électrification couvre ce qu'on appelle Ouzioua-Centre et quatre douars depuis 1998, à l'occasion de la construction des deux barrages sur la sueur et le sang des paysans pauvres. L'eau potable est une blague, une association de développement local avec l'aide d’ ONG japonaises, gère la distribution de l'eau potable dans ce qu'on appelle centre d'Ouzioua et dans le village du président (le maire). C'est tout cela que le président appelle dans ses interviews « le développement de la région mené pendant 31 ans ». C'est pour cela que le jugement du président comme responsable de destruction des biens publics d'Ouzioua est demandé par la société civile d'Ouzioua.
Il reste à signaler que sept douars qui ont perdu leurs terres ainsi que leurs maisons, sont encore dépourvus de l'électricité et de l'eau potable dans leurs nouveaux habitats depuis 2001 jusqu'à maintenant malgré, les 300 000 euro destinés à la réhabilitation de ces paysans pauvres depuis leur évacuation. Ce sont des biens publics que le président avait mal géré comme son habitude, c'est lui le responsable il doit être jugé. Trois douars qui ont perdu une bonne part de leurs terres au Barrage Moukhtar Soussi et qui n'ont pas perdu leurs maisons, sont dépourvus de l'électricité à cause la somme très élevée exigée pour raccorder les maisons aux lignes nationales d'électricité. Ceci malgré le financement du branchement de ces lignes au barrage par le ministère de l'Équipement, lignes qui passent sur les terres des paysans pauvres du douar Idergan, mon village natal. Le douar de Iberkenatn Arkraker est un autre cas de victime de la politique de la ségrégation menée par le président, qui l'a puni à cause de son opposition pendant les élections en l'éliminant de la liste des douars électrifiés depuis 1998 , bien qu’il soit voisin du siège de la commune. Il reste 27 douars marginalisés qui sont dans une situation critique et sont loin d'être en voie de développement. »
Pierre Amine Gemayel, 38 ans, était ministre de l’Industrie dans le gouvernement de Fouad Siniora, où il représentait le parti fondé par son grand-père Pierre et dirigé par son père Amine, ancien Président de
Pierre Amine Gemayel a été victime d’un attentat le mardi 21 octobre à Beyrouth, alors qu’il se trouvait au volant d’une KIA que son garde du corps venait de louer la veille au soir. Craignant pour sa vie, Gemayel changeait de voiture de location tous les deux jours. Seul son garde du corps était au courant de ce genre de détails. Et Pierre Gemayel lui avait justement donné congé ce jour-là.
Avec la mort de Gemayel, on approche du fameux « quorum ». Ce quorum inscrit dans le pacte issu des Accords de Taëf, qui fait office de loi fondamentale, stipule que toute décision gouvernementale engageant l’avenir de la nation ne peut être prise si un tiers des membres du gouvernement, soit huit ministres, s’y oppose. Or, la décision du gouvernement libanais d’entériner la proposition au Conseil de sécurité des Nations unies d’établir un tribunal pénal international pour juger l’assassinat de Rafic Hariri a été prise de manière illégale, puisque ce quorum n’était pas atteint et que de surcroît, la réunion avait été boycottée par le Président de
“Nous vivons un processus d’insurrection populaire similaire à
Par Hernán Ouviña, 1er novembre 2006
Depuis cinq ans, l’état d’Oaxaca, au sud du Mexique, traverse une période d’intense mobilisation politique. En consonance avec d’autres luttes de différents espaces et organisations dans le reste du Mexique, comme l’Autre Campagne [menée par les zapatistes durant la campagne électorale pour l’élection présidentielle), le Front Populaire pour
Résistante de grande tradition, Oaxaca, l’insurgée, a été digne d’être la terre natale de Benito Juárez et des frères libertaires Flores Magón. Bastion historique du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), il s’agit de l’état comptant la plus forte concentration de population indigène dans tout le Mexique, sa richesse et sa beauté contrastant avec l’énorme pauvreté et la marginalité dans lesquelles sa population se retrouve plongée depuis des décennies. Ce qui suit est un dialogue avec Miguel Linares Rivera, l’un des 21 enseignants et militants de l’APPO qui depuis quinze jours mènent une grève de la faim face à l’Hémicycle symbolique à Juárez de la ville de México :
À lire sur : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=1618
par Gilad Atzmon, 22 novembre 2006
Ce texte est celui d’une conférence de Gilad Atzmon à Edinburgh, à l’invitation de
À lire sur : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1632&lg=fr
"Bleus-Blancs-Rouges" : rencontre houleuse au Théâtre de la Main d'Or
Par Ginette Hess Skandrani, dimanche 19 novembre 2006.
Une salle archi-bondée, des militant/es, des sympathisant/es, des contradicteurs très divers, noirs, blancs, métis ou arabes, de gauche comme de droite. Son public était là, pour lui poser des questions, polémiquer avec lui, lui dire son incompréhension suite à son passage remarqué aux BBR. C'était un public acquis à ses actions, mais sans aucune complaisance. Des cartons rouges ou verts ont été distribués à l'entrée, selon les questions à poser. Dieudonné : C'était la première fois que j'ai été aux BBR. J'y suis allé pour voir comment cela se passait. Nous avons poireauté un quart d'heure à l'entrée car ils étaient surpris de nous voir. J'ai croisé JM Le Pen, dit bonjour vite fait " au diable en personne ", puis serré la main à Golnisch avant de m'arrêter sur le stand des " enfants d'Irak " tenu par Janie Le Pen, où j'ai pris un thé. J'ai croisé quelques journalistes et leur ai dit que je n'étais pas là pour voter Le Pen, mais pour me faire mon opinion afin de trouver moi-même " mon axe du mal ". SOS-racisme étant responsable de la situation actuelle, car ils ont voulu sauver le racisme, je veux ouvrir un débat avec l'ensemble de la société, y compris ceux qui sont ici.
Nous nous sommes également rendus au siège du PS où nous avons rencontré des jeunes socialistes, mais il n'y a eu aucune répercussion dans la presse, cela ne les intéresse pas. Je suis face à un système de diabolisation. J'ai voulu me faire une opinion par moi-même. Je n'ai pas à donner des leçons de morale. Je veux juste essayer de poser le débat sur le clivage gauche-droite, négrophobie, sionisme, car les élections de 2007 sont des élections-charnières.
J'ai été surpris d'avoir été bien reçu, malgré quelques quolibets. Je n'ai pas vu un rassemblement raciste comme je m'y attendais. Il faut qu'il y ait un débat de fond et nous n'avons plus à suivre comme des moutons. Si Le Pen est capable de poser les véritables questions, alors OK, bien que son projet politique ne me cause pas.
Il ne sera d'ailleurs jamais président. J'ai un devoir de désobéissance par rapport à la pensée unique. La diabolisation et le chantage à l'antisémitisme dont je suis l'objet est un facteur terriblement disqualifiant, alors que je suis profondément attaché à liberté de penser. Ils veulent tous me couper la parole.
Ahmed Moualek (La banlieue s'exprime) a renchéri sur ce qu'a dit Dieudonné.
Plusieurs questions ont fusé : sur Le Pen tortionnaire pendant la guerre d'Algérie, sur les Arabes et les Noirs qui ont été agressés par des militants du FN , sur le pourquoi de sa démarche, sur sa sincérité. Il a essayé de répondre aux questions et n'y est pas toujours arrivé. Ahmed est a répondu à une question sur la guerre d'Algérie : " je n'ai plus envie de dénoncer ce qu'a fait Le Pen car l'histoire sert beaucoup à certains pour décider à notre place ". Il est hors de question que le PS nous dise quoi faire, a ajouté Dieudonné. Nous ne voulons plus nous laisser faire. Nous devons aller au charbon.
Dieudonné a répondu plusieurs fois : Le fait de visiter cet endroit a permis de créer un débat. Si je vais voir les gens de Cachan, personne n'en parle. L'intérêt d'y aller, c'est de se rendre compte de la situation.
Un intervenant lui a fait remarquer que Le Pen n'avait aucun pouvoir et qu'il était juste un épouvantail. Un autre intervenant lui a dit que son mode de communication le dérangeait : " tu devais dénoncer en sortant de là, ramène-moi une vraie info. Tu donnes une interview en disant juste : " On me diabolise". Dieudonné : je suis quelqu'un qui a franchi les lignes jaunes. On a joué avec une frontière, si on peut la fracturer tant mieux. J'affirme qu'il n'y a pas eu de phase préparatoire. Il y a des gens autour de moi qui ont une histoire avec le FN, ils n'ont rien organisé car cette visite était une surprise. Je n'ai jamais dit que je voterai pour Le Pen et je ne suis pas prêt à le faire.
Une intervenante : " J'aime ce que vous faites en tant qu'artiste, mais là je ne peux plus vous suivre ".
" Comment as-tu pu serrer la main à ce salaud alors que nous l'avons empêché d'atterrir à la Martinique. Aimé Césaire ne serait pas content de ce que tu as fait ", disait une autre intervenante.
Dieudonné : " Je ne suis pas un leader, vous n'êtes pas obligés d'être d'accord avec moi. J'ai juste envie de faire exploser le système, les relations de dominants à dominés ici et vers l'Afrique doivent changer et c'est ici que ça doit bouger. Il y a une crise politique grave. Nous sommes en période pré-révolutionnaire. On ne voit pas le Hugo Chavez à la française arriver. Il y a une crise de confiance et la libre-pensée peut nous faire avancer ".
En réponse à une question sur le coordinateur de campagne, Marc Robert, et ses relations passées et présentes avec le FN, Dieudonné a répondu : " Il est vrai qu'il a un parcours politique chaotique (ou cahotique) entre ses passages du PS au FN, mais il n'est pas là, c'est à lui de vous répondre "
"J'étais très content d'arrêter la campagne, cela me permet de refaire de la scène, et je préfère de beaucoup la cour de récré."
Je ne sais pas si Dieudonné a convaincu son auditoire. Dans tous les cas de figure, le troublion continuera à faire sa campagne et, comme il le dit lui-même, il n'est le porte-parole de personne. Je ne suis pas persuadée que son intrusion aux BBR était une bonne chose, vu ma mauvaise opinion sur les positions lepénistes, à la fois sur l'immigration, le statut des étrangers, la régularisation des sans-papiers ou l'ancienne idéologie colonialiste (Algérie, Kanaky etc.). Mais si je comprends bien l'analyse que fait Dieudonné, il estime que le blocage de la situation française, du au clivage entre extrême-gauche et extrême-droite, empêche le mouvement social de trouver une expression politique. Il faut donc, d'après lui, dépassser ce clivage en essayant de comprendre les motivations réelles - et dévoyées - qui attirent les gens vers Le Pen. Peut-être Dieudonné a-t-il ouvert une brèche ? En tout cas le débat qu'il a déclenché risque d'être plus enrichissant que l'affrontement entre Blanche-Neige et le Nain hongrois.
Par Amal Lahoucine, 17 novembre 2006
Il y a dans la province de Taroudant, d'après le délégué de l'inspection du travail, plus de 750 domaines d’une superficie variant de 10 à
Il y a 13 stations d’emballage (l’essentiel de la production est exporté) employant entre 3500 et 4000 ouvrières et ouvriers. 90 % sont des femmes qui travaillent dans des conditions d’exploitation proches de l’esclavage :
- journées de 10 à 12 heures.
- salaire de 4 Euro par jour.
- pas de carte de travail.
- pas d’inscription dans
- pas d’indemnités familiale.
- pas d'indemnisations de congés ou de jours fériés.
- pas de mutuelle.
Les femmes qui travaillent comme ouvrières agricoles ou agro-industrielles sont des paysannes et des femmes des quartiers populaires de Marrakech, Safi, Essaouira, Casablanca et Ourzazate.
La région d'Ouled Teima est parmi les premiers lieux d'exploitation des terres collectives des paysans pauvres par les colons dans les années quarante du 20ème siècle. Plus de 50 % des domaines sont aux mains de la nomenklatura (domaines royaux, de ministres, de députés, de compradores, d’officiers supérieurs de l’armée, et de leurs femmes et enfants).
Les ouvrières et ouvriers agricoles luttent pour:
- les libertés syndicales.
- avoir la carte de travail.
- avoir des bulletins de paye
- des congés annuels.
- la titularisation.
- la réintégration des ouvriers suspendus.
Dans un domaine qui s'appelle Laglita ( « eau stagnante » en arabe) et qui appartient à un haut officier retraité, 5 ouvriers ont été licenciés le 6 juin 2006. Le bureau syndical de
Le 18 juillet 2006 le patron a licencié dix autres ouvriers , dont les membres du bureau syndical. Les ouvriers sont alors entrés en lutte :
- sit-in continu près de la route principale n° 10 entre Agadir et Ouled Teima à partir du 27 juillet 2006.
- sit-in de deux heures devant la ferme.
- grève de la faim de 48 heures.
- marche solidaire des ouvriers de plusieurs sociétés à Ouled Teima le 3 août 2006.
- sit-in de deux heures le 10 août 2006.
- marche des ouvriers de diverses sociétés à Ouled Teima le 17 août 2006.
5 ouvriers syndicalistes sont inculpés. L’audience du tribunal de première instance du 13 novembre 2006 est reportée au 17 novembre 2006.
- grève de faim de 24 heures le 24 août 2006.
Le 17 septembre
Le 23 septembre 2006 à 6 du matin, les forces de répression agressent le sit-in, chassent les manifestants et brûlent leurs affaires.
- grève générale le 21 septembre 2006.
Pour soutenir les ouvriers licenciés, un marche de soutien était organisée par les ouvriers des autres sociétés le 7 octobre 2006 du lieu de sit-in au centre de la propriété, et un nouveau sit-in permanent est déclenché.
Quatre ouvriers sont inculpés et l’audience de tribunal du 26 octobre 2006 est reportée au 7 décembre 2006.
Quatre autres ouvriers sont poursuivis le 2 novembre 2006.
Parmi les 8 ouvriers poursuivis, certains ont deux ou trois dossiers judiciaires en cours.
NDLR : Ouled Teima (aussi appelée Houara) est une bourgade située entre Agadir et Taroudant, dans la plaine du Souss, dont la population est passée de 1570 en 1960 à 60 000 en 1998, soit une multiplication par 40, ce qui est révélateur des bouleversements sociaux engendrés par l’intrusion du capitalisme dans les campagnes du Souss. Les habitants de cette ville sont des ruraux déracinés et contraints au salariat dans la production agricole destinée à l’exportation. Une des fiertés de la ville est son équipe de football amateur, le Chabab Houara, champion 2006 du groupe Sud du Groupement National de Football Amateurs.
Cette millionnaire italo-américaine devient le troisième personnage de Washington
Par Fausto Giudice, 14 novembre 2006
Avec la victoire électorale des Démocrates aux élections de mi-mandat du 7 novembre, Nancy Pelosi devient « speaker » de
Nancy Pelosi, la dame de fer de San Francisco, est une femme à poigne qui gagne à être connue. « Je ne pense pas être dure, dit-elle. Je suis ferme et forte. Ceux qui me connaissent savent qu'il ne faut pas jouer avec moi. » Alors que pour la forme et le style, elle a adopté ceux des Républicains, dans le fond elle est une démocrate pur jus, qui milite pour donner un visage humain à l’Empire. Si elle pense que les troupes US doivent se retirer de l’Iraq, c’est parce qu’elle pense que c’est désormais à l’Iran qu’il faut faire la guerre. Et elle a prononcé cette petite phrase historique : « La création de l’État d’Israël est un des miracles du XXème siècle. » Création dont elle aime répéter qu’il s’agit de « la plus grande réussite du XXème siècle. »
Elle est née en 1940 à Baltimore dans une famille italo-américaine catholique où elle fut la seule fille à côté de cinq garçons. Son père, Thomas d’Alesandro Jr. fut maire de Baltimore de 1947 à 1951 et son frère Thomas d’Alesandro III le fut de 1967 à 1971. Mariée au promoteur immobilier Paul Pelosi depuis 1962, elle s’est installée avec lui à San Francisco, où lui a fait fortune et elle a fait carrière. Aujourd’hui, avec une fortune évaluée à 25 millions de dollars, elle est la troisième députée la plus riche du Congrès.
Elle est entrée tardivement en politique, à l’âge de 47 ans, une fois que son dernier fils était entré à l’Université et qu’elle estimait avoir achevé son rôle de mère. Élue représentante du 8ème district de Californie, elle s’est faite une réputation de « liberal » - c’est-à-dire progressiste dans le vocabulaire US -, présentée même comme une dangereuse gauchiste par ses adversaires républicains. Gauchiste, Nancy ne l’est sûrement pas. En France, elle ne dépareillerait pas dans un PS, quelque part entre DSK et Jospin ou Rocard et en Italie elle trouverait tout naturellement sa place entre Prodi et d’Alema. En tout cas, elle est favorable à l’avortement, elle est contre la prière obligatoire à l’école et pour les peines de susbstitution. Son programme pour les élections qu’elle vient de gagner tenait en six points : relèvement du salaire minimum, élargissement aux classes défavorisées de l’accès aux soins médicaux, baisse du taux de crédit accordé aux étudiants, allègement des charges fiscales de la classe moyenne – cette « middle-class » qui constitue l’élément décisif du corps électoral US -, et réduction des coûts administratifs des petites et moyennes entreprises.
Si Pelosi a voté contre la guerre d’agression contre l’Iraq, elle a en revanche voté pour le budget de financement de l’occupation militaire du pays entre les deux fleuves, tout comme elle avait voté en 2001 pour l’adoption du Patriot Act. Elle a cependant voté contre le renouvellement de cette super-loi « antiterroriste » qui limite singulièrement les droits et libertés inscrits dans
Cette Italo-Américaine pourrait sans doute faire sienne la devise de l’Italo-Américain le plus célèbre du XXème siècle, le gangster Al Capone : « Tu peux avoir beaucoup plus avec un mot doux et un revolver qu'avec seulement un mot doux. », dont on dit que Donald Rumsfeld –première victime collatérale de la défaite électorale que viennent de subir les Républicains -, l’avait adoptée.
Tout cela serait bel et bon s’il n’y avait la question d’Israël et c’est là que Nancy Pelosi rejoint le « mainstream » (courant dominant) de la classe politique US, qui est dévoué corps et âme à la cause sioniste. Cela lui vient sans doute de sa fréquentation assidue des familles juives de son quartier d’enfance à Baltimore –« il n’y avait pas un samedi où elle n’assistait à une bar mitzvah ou une bat mitzvah », a témoigné un de ses amis d’enfance - et de l’appui électoral que lui ont apporté les institutions de la communauté juive de San Francisco. Il y a quelques années, elle expliquait à une rencontre de l’AIPAC, la principale organisation du lobby juif de Washington – quelque peu embarrassée par des récentes affaires d’espionnage au profit d’Israël – que son beau-fils étant juif, elle avait eu l’heureuse surprise de se voir souhaiter son « Happy Birthday » par ses petits-fils en…hébreu.
Et elle a étalé son sionisme primaire lors du congrès de l’AIPAC de 2005, où elle expliquait, la main sur le cœur, que la cause du conflit israélo-palestinien, loin d’être l’occupation de
Bref, on l’aura compris, ce n’est pas de la nouvelle patronne du Congrès qu’il faudra attendre une quelconque tentative de modification de ce qui a été une constante de la politique US depuis 1947 avec le démocrate Truman : le soutien inconditionnel à l’État dit juif. Tout au plus tentera-t-elle de mettre des bémols à un soutien US trop ouvertement enthousiaste à ce qu’il est bien convenu d’appeler un génocide tranquille. Ce qu’on pourrait appeler du « pelosionisme ».
Le signe avant-coureur de ce léger infléchissement a été donné cet été, lorsque Pelosi a retiré son nom d’une résolution du Congrès sur la guerre menée par Israël contre le Liban, car la résolution n’abordait pas la question de la protection des civils libanais. Mais le Lobby a immédiatement mis en branle sa machine à ramener dans le rang tout politicien se montrant un tant soit peu récalcitrant. Et Nancy est aussitôt rentrée dans le rang.
par Amal Lahoucine, 14 novembre 2006
Le sit-in organisé le mardi 14 novembre à Ouzioua pour la défense des biens publics et des droits fondamentaux des paysans pauvres s’est bien passé, malgré l'intervention du Caïd (chef des autorités locales) d'Aoulouz, qui voulait empêcher les paysans pauvres de participer au sit-in. Les militants sont alors intervenus et ont obligé le Caïd à quitter les lieux (photo no 8) pour aller se replier auprès du Pacha d'Ouled Berhil au siège de la commune. Après cela le sit-in a duré 2 heures. Les manifestants ont scandé leurs slogans de protestation :
- l'électricité, la terre et l'eau sont des droits de l'homme.
- aujourd'hui ou demain les droits sont obligatoires.
- aujourd'hui ou demain le Tamazight (langue parlée par les Berbères) est obligatoire.
- deux barrages sont construits, le développement est négligé.
- deux barrages sont construits, les indemnisations sont volées.
- 30 ans au conseil communal, Ouzioua est marginalisé.
- aujourd'hui ou demain, les comptes seront réglés.
A la fin du sit-in, trois discours ont été faits :
- le premier était celui du secrétaire général du Syndicat des paysans (photos 5 et 7).
- le deuxième était celui du représentant des paysans pauvres du douar Idergane.
- le troisième était celui du représentant du Front de défense des biens publics et des droits fondamentaux.
Une réunion des représentants de la société civile a été organisée au siège du syndicat. Après avoir discuté cet événement à tous les niveaux, tout le monde s’est donné rendez-vous pour la prochaine mobilisation, l'audience du 7 décembre où seront jugés les cinq militants inculpés pour la marche rouge du 7 mai dernier.
Voir le reportage photo sur : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1545&lg=fr
Entretien avec le paysan pauvre militant Hassan Id Abdallah (village de Tasdermte, province de Taroudant, région du Souss Massa Drâa, Maroc)
Propos recueillis par Amal Lahoucine, novembre 2006
Hassan Id Abdallah est un paysan pauvre militant. Il habitait au douar Tasdermte (mot amazigh signifiant Porte), situé à l’entrée de la vallée d'Ouzioua. Il est parmi les fondateurs de l'association Ifghelen (signifiant espace réservé aux troupeaux du village) constituée en 1997. Ifghelen est aussi le nom de l’endroit où le barrage Aoulouz est construit. Hassan est aussi membre fondateur du syndicat des paysans pauvres d'Aoulouz. Il vit aujourd'hui dans le nouveau village, Tisrass, créé après la destruction de Tasdermte, où il s’est installé avec sa famille, après l'évacuation par le barrage. Dans son ancien village, la famille Id Abdallah avait une belle maison située au pied d'une montagne dominant la vallée d'Ouzioua. Aujourd'hui, seuls demeurent les souvenirs de cette ancienne et belle Tasdermte.
Voici ce que m’a déclaré Hassan.
Il nous parle tout d’abord de sa maison dans l'ancienne Tasdermte.
« Je suis prêt à militer jusqu'à la mort pour les biens publics d'Ouzioua malgré ma maladie qui m'oblige à être hospitalisé à l'hôpital Mokhtar Soussi à Taroudant depuis mercredi dernier.
Tasdermte, mon village natal, fait désormais partie du passé passé, mais son souvenir ne peut pas me quitter, je me rappelle tous les détails, comme si c’était aujourd'hui. Notre belle maison au pied de la montagne, à la porte de la vallée d'Ouzioua Tasdermte (qui signifié aussi, la place et le rôle social d'un homme dans la société) au bord de la rivière d'Ouzioua, qui coule sans arrêt pendant les quatre saisons. Notre nouvelle maison, dont les travaux se sont terminés en
Au moment de l'évacuation obligatoire, J'avais refusé de quitter notre maison sans ouvrir un dossier juridique pour justifier de la valeur exacte d'un remboursement légal. C’était la seule maison qui restait debout à Tasdermte face au bulldozer qui avait tous détruit dans notre village. Les champs et récoltes avaient été rasés par ce bulldozer, pour détruire les traces du vol commis au moment du recensement des biens des paysans pauvres. J'avais envoyé des lettres de protestation aux responsables locaux et nationaux en demandant une expertise de nos biens. Un expert de la province était enfin arrivé, pour faire son travail. Cela se passait dans les années de plombe, c'était en 1988.
Mais rien n'a été réglé. Tout le fruit de mes activités agricoles à Tasdermte et de celles de mon frère, ouvrier émigré en France depuis les années soixante, a été perdu, massacré pour bâtir le capitalisme. »
Puis Hassan nous parle des inondations au moment du recensement des terres des paysans évacués.
« La deuxième chose qui reste choquante dans ma mémoire est le rasage des terres près de la rivière par les inondations de 1987, avant le recensement de nos champs. La rivière avait rasé une quantité importante des champs des paysans pauvres, sans aucun secours de la part du régime marocain. Ce qui est important à signaler ici, c’est que la carte topographique qui va être utilisée pour le recensement des champs avait été déjà faite avant les inondations. La question que posaient les paysans pauvres était : ‘au compte de qui ces terres perdues par les inondations sont-elles recensées ?’
Il faut savoir à ce niveau qu'il y avait une liste de personnes qui avaient de relations directes ou indirectes avec le régime marocain et qui ont été bénéficiares, alors que, légalement, elles ne possédaient aucun bien dans la région. Il faut aussi savoir que des paysans pauvres sont spoliés de leurs biens sans obtenir aucun remboursement et que certains attendent toujours l'exécution des décisions du tribunal administratif d'Agadir. Je suis parmi ceux qui attendent l'ouverture de dossiers de violations graves des droits économiques. »
Hassan aborde ensuite la lutte des paysans pour conserver ce qui leur restait de terres bours (terme amazigh désignant les terres irriguées uniquement par les pluies), et la situation du nouveau village.
« Cette question est apparue après l'évacuation pour cause de barrage, qui a été suivie par un faible remboursement, trois fois rien. Nous avions un bour très important à un kilomètre du barrage, c’était le seul espace qui restait pour s'installer au début des années 1990. On a recommencé à zéro, il fallait bâtir une maison qui n'est plus comme celle qu'on avait perdu au barrage, il fallait creuser un puits pour avoir l'eau pour la construction de la maison, l'eau potable et l'irrigation du potager à côté de la maison. Nous avons du alors affronter les agent des Eaux et Forêts qui venaient planter des eucalyptus, pour bien obliger les paysans pauvres à quitter le lieu. C’était un vrai combat contre les responsables des Eaux et Forêts, qui voulaient limiter notre territoire et massacrer notre forêt d'arganiers. À chaque fois qu'ils plantaient des eucalyptus, je venais les couper et détruire les bornages qu'ils avaient tracés. Tout cela était un combat solitaire, nous étions dépourvus d'organisation, dans un monde de paysans pauvres déracinés de leur terre natale, dans la torture des années noires. Enfin, on a posé la première pierre d'un nouvelle commune qui a été baptisée appelée Tisrass (mot amazigh signifie les positions). Alors s’est ouverte une nouvelle page de lutte, cette fois-ci contre le président de la nouvelle commune, fils d’un comprador et agent des autorités coloniales. Après ma rencontre avec le camarade Amal Lahoucine en 1995, j’ai pris la voie du militantisme : nous avons déposé notre dossier auprès de l'AMDH (Association marocaine des droits de l’homme) à Taroudant, puis nous avons constitué l'association Ifghelen en 1997 et le syndicat des paysans en 2001. »
La constitution de l'association Ifghelen
« Après nous être installés dans notre nouvelle Tasdermte et avoir déposé notre dossier au bureau de l'AMDH à Taroudant, deux choses restaient à régler. La première était de s'organiser dans une association paysanne. Une assemblée d'un nombre limité de paysans pauvres, qui avaient une expérience de lutte pour leurs droits, a été organisée dans la maison de Lhaj Mohamed en avril 1997 sous la présidence du camarade Amal Lahoucine. Nous avions lutté au niveau local et national, envoyé des lettres de protestation au gouverneur de Taroudant et aux ministres de l'Intérieur et de l'Équipement, des lettres de demande de soutien aux partis politiques et députés de la province et enfin nous avions déposé un recours judiciaire au tribunal administratif à Agadir.
Une association paysanne était donc constituée le 27 avril 1997, sur la suggestion des militants de l'AMDH (Association marocaine des droits de l’homme) à Taroudant. Les autorités à Aoulouz ont refusé de la reconnaître et nous donner le reçu de dépôt du dossier. À l'époque, créer une association de paysans pauvres dans la zone du barrage d’Aoulouz n'était pas possible. La politique des barrages était une chose sacrée sous Hassan II, ce qui explique l'impossibilité de l'intervention des partis politiques parlementaires dans ce dossier. Nous avons donc engagé une autre lutte pour le droit de nous organiser après avoir déposé le dossier de l'association auprès du procureur de Taroudant. Le reçu de dépôt du tribunal permis de gérer les affaires administratives internes sans avoir la possibilité d'organiser des activités publiques. Cette situation a duré trois ans ; en mars 2000 nous avons enfin eu le reçu de dépôt du dossier de l'association des autorités d’Aoulouz.
Notre première activité publique a eu lieu en avril 2000 : nous avons organisé une rencontre du militant marxiste marocain Abraham Serfaty avec la société civile d'Aoulouz sur le thème « militantisme est développement des paysans pauvres à Taroudant ».
Au cours de cette rencontre, quatre points de repère pour le militantisme dans le Souss ont été donnés par le camarade Abraham. Le premier était la lutte pour le droit à la terre, contre la violation des terres collectives des paysans pauvres par les grands propriétaires. Le deuxième était la lutte pour le droit à l'eau, contre le massacre de la nappe phréatique au Souss par le surpompage dans les domaines des grands propriétaires. Le troisième était la protection de l'arganier, mis en en danger par l'implantation des agrumes dans le Souss. Le quatrième était le développement de la culture et de la langue amazigh, marginalisées par le régime marocain. Pour cela, le militant Abraham proposait de travailler sur deux fronts pour bien s'organiser, le premier était l'association Ifghelen et le deuxième devait être un syndicat des paysans.
Après cette rencontre, l'association a continué la lutte pour le droit des paysans pauvres d'Ouzioua à leurs biens. Le premier travail concernait les dossiers déposés au tribunal administratif d’Agadir, pour l'exécution de ses décisions qui a traîné trois ans ; en 2004, les indemnisations ont commencé à être versées. Malgré le montant très faible de ces indemnités, beaucoup de dossiers sont encore en souffrance. Parmi ces dossiers, celui de notre maison, sur lequel le tribunal n’a toujours pas pris de décision à ce jour. Je ne comprends pas pourquoi le pouvoir marocain parle de démocratie et droits de l'homme, alors qu’il n’a pas le courage de régler les problèmes des paysans pauvres d'Ouzioua ? »
La constitution du syndicat des paysans
« Il fallait accélérer la lutte, à chaque période qui passait les problèmes se multipliaient et la création d'un syndicat paysan devenait nécessaire. Nous avons déclenché une nouvelle lutte pour le reste des terres des paysans des sept douars évacués à cause du barrage. En 2001, le président de la commune de Tisrass avait essayé d'occuper
Pourquoi le président de la commune avait-il décidé d'occuper ces terres ?
« C'est très simple : le régime marocain était convaincu que, devant notre lutte pour le reste de nos terres, il n'avait que ce moyen pour mobiliser ses alliés afin de réaliser le reste de son programme d'évacuation. L’idée générale derrière cette affaire était d'ouvrir la voie à une occupation de ces terres par les grands propriétaires qui avaient des visées sur les vastes forêts d'Ouzioua. Un ex-responsable à
Le 26 janvier 2003 le syndicat, l'association Ifghelen et association ATTAC de Taroudant avaient organisé un sit-in devant le siège de la commune de Tisrass. Les paysans pauvres étaient bien organisés. Aux élections de 2003, les paysans pauvres ils mis en échec Monsieur le Président en choisissant une équipe constituée de certains membres actifs de l'association et du syndicat. M. le président a été mis hors jeu. Mais il n’a pas arrêté ses manœuvres pour autant cette année, : il vient de sortir un autre document falsifié pour essayer d'occupé le village tout entier. Cet homme a passé ses deux mandats à la tête de la commune à falsifier des documents. Son rôle dans le conseil communal est de compléter la mission du régime marocain, qui vise l'exploitation exclusive sans limites des ressources naturelles du Souss. Pour cela, après la construction du barrage d’Aoulouz et l'évacuation des paysans pauvres de sept douars, le régime avait divisé la commune d’Ouzioua et créé celle de Tisrass, pour diviser encore plus la communauté d'Ouzioua, pour ouvrir encore une nouvelle page de souffrance des paysans pauvres autour du barrage Mokhtar Soussi. »
La société civile d'Ouzioua organise un sit-in mardi 14 novembre 2006 de 10 h à 12 h devant le siège de la commune d'Ouzioua. Cette manifestation a pour but de protester contre la poursuite des cinq militants des associations de paysans pauvres devant leTribunal de première instance de Taroudant le. Fixée au 28 septembre
À ce jour, les autorités n'ont toujours pas engagé de discussions responsables avec les associations pour resoudre le problème de l'électrification, de l'eau potable, de l'eau d'irrigation et des indemnisations pour les terres perdues.
Pour cela, les associations suivantes, constituant le front de défense des biens publics et des droits fondamentaux à Taroudant, organisent un sit-in de protestation ce matin devant le siège de la commune d'Ouzioua :
Syndicat des paysans,Association Ifghelen, Association Atlas, Association Taghtate, Association Assoul, Association Moukhtar Soussi, Association Ibrguenaten. Association Tabiat, Association Asgoun.
Message fraternel de l'AZLS au Congrès constitutif de l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca, réuni à Oaxaca (Mexique) du 10 au 12 novembre 2006 (français)
Chers frères et soeurs de
Nous suivons attentivement, avec émotion et curiosité, votre magnifique mouvement depuis six mois. Nous admirons votre courage et votre détermination. Nous savons que vous êtes partis à l'assaut du ciel. Le défi que vous avez à relever est immense : votre combat va bien au-delà du mapache URO. Vous êtes en traind 'inventer une nouvelle manière de faire de la politique, comme dit notre frère Marcos, en bas et à gauche. Du Maroc à l'Indonésie et de
Pour l'Alliance zapatiste de libération sociale
Ginette Hess Skandrani - Fausto Giudice
France, 12 novembre 2006
azls2006@yahoo.fr
http://www.azlsbasta.splinder.com
Mensaje fraternal de la AZLS al Congreso constitutivo de la Asamblea popular de los pueblos de Oaxaca, reunido en Oaxaca (México) del 10 au 12 de novembre 2006 (español)
Les femmes désarmées de la bande de Gaza ont pris la tête de la résistance à la dernière attaque sanglante d’Israël.
Jamila Al Shanti est un membre élu du Conseil Législatif Palestinien pour le Hamas. Elle a mené une manifestation de femmes contre le siège de Beit Hanoun le vendredi 3 novembre 2006.
Hier à l’aube, les forces aériennes israéliennes ont bombardé et détruit ma maison. J’étais la cible de l'attaque mais à ma place c’est ma belle-soeur, Nahla, une veuve avec huit enfants à charge, qui a été tuée. Lors du même raid, l’artillerie israélienne a bombardé un quartier résidentiel dans la ville de Beit Hanoun dans la bande de Gaza, faisant 19 morts et 40 blessés, dont un grand nombre surpris dans leur sommeil. Les Athamnas ont perdu 16 membres de leur famille, dont sept enfants, dans le massacre. La plus âgée, Fatima, avait 70 ans, la plus jeune, Dima avait un an. Le bilan des morts a dépassé les 90 en une semaine.
Il s’agissait de la dixième incursion d’Israël dans Beit Hanoun depuis que le retrait de Gaza a été annoncé. La ville a été transformée en une zone militaire fermée, une punition collective contre ses 28 000 résidents. Pendant des jours, la ville a été encerclée par les tanks et les troupes israéliennes et soumise à des bombardements. Tout approvisionnement a en eau et en électricité a été coupé et alors que le nombre de morts continuait d’augmenter, aucune ambulance n’était autorisée à entrer. Les soldats israéliens ont fait irruption dans les maisons, ont enfermé les familles et positionné leurs tireurs sur les toits, tirant sur tout ce qui bougeait. Nous ne savons toujours pas ce que sont devenus nos fils, maris et frères depuis que tous les hommes de plus de 15 ans ont été emmenés jeudi dernier. Ils les ont obligés à rester en sous-vêtements, les ont menottés et emmenés.
Ce n’est pas facile pour une mère, soeur ou épouse de voir ceux qui vous sont chers disparaître sous ses yeux. C’est peut être ce qui nous a aidé, moi et 1500 autres femmes, à surmonter notre peur et à défier le couvre-feu israélien de vendredi dernier pour essayer de libérer nos jeunes hommes qui se sont retrouvés assiégés dans une mosquée alors qu’ils essayaient de nous défendre , nous et notre ville contre la machine militaire israélienne.dans une mosquée tout en nous défendant ainsi que notre ville contre la machine militaire israélienne.
C’est sans armes que nous avons affronté l’armée la plus puissante de la région. Les soldats étaient munis de l’armement le plus moderne, et nous n’avions rien d’autre que notre présence et notre aspiration à la liberté. Alors que nous franchissions la première barrière, nous redoublions de confiance, de détermination pour rompre le siège asphyxiant. Les soldats des soi-disant forces de défense d’Israël n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur des femmes désarmées. L’image de mes amies proches Ibtissam Yusuf abu Nada et Rajaa Ouda poussant leur dernier souffle et baignant dans le sang, restera gravée en moi à jamais.
Plus tard, un avion israélien a bombardé un bus qui emmenait des enfants à l’école maternelle. Deux enfants ont été tués, avec leur institutrice. 30 enfants sont morts au cours de la semaine dernière. Quand je me rends à l’hôpital qui est surpeuplé, il est extrêmement poignant de voir le nombre considérable de petits corps avec des cicatrices et des membres amputés. Nous serrons nos enfants très fort lorsque nous allons nous coucher, en espérant en vain pouvoir les protéger des avions de guerre et des tanks israéliens.
Mais comme si cette occupation et cette punition collective n’étaient pas suffisantes, nous, Palestiniens, nous nous retrouvons la cible d’un siège systématique imposé par le soi-disant monde libre. Nous sommes en train de mourir de faim et de suffoquer, voici notre punition pour oser exercer notre droit démocratique qui consiste à choisir qui nous gouverne et nous représente. Rien ne remet plus en cause les proclamations de l'Occident en faveur de la défense de la liberté et de la démocratie que ce qui se passe en Palestine. Juste après avoir annoncé son projet de démocratiser le Moyen-Orient, le président Bush a fait tout ce qui était en son pouvoir pour étouffer notre démocratie naissante, arrêter nos ministres et nos députés. J’attends toujours une condamnation occidentale du fait que moi, une députée élue, ais eu ma maison détruite et des proches tués par des bombes israéliennes. Lorsque les corps de mes amies et de mes collègues ont été retrouvés en morceaux, celles et ceux qui disent défendre les droits des femmes sur la Colline du Capitole (siège du Congrès US) ou au 10 Downing Street n’ont pas prononcé le moindre mot.
Pourquoi nous autres Palestinien, devrions-nous accepter le vol de notre terre, l’épuration ethnique de notre peuple, emprisonné dans des camps de réfugiés abandonnés, et le déni de nos droits humains les plus fondamentaux sans protester ni résister?
La leçon que le monde doit tirer de ce qui s’est passé à Beit Hanoun la semaine dernière est que nous, les Palestiniens, nous n’abandonnerons jamais notre terre, nos villes et villages. Nous ne renoncerons jamais à nos droits légitimes pour un bout de pain ou une poignée de riz. Les Palestiniennes résisteront à cette occupation monstrueuse qui nous est imposée à la pointe du fusil, nous résisterons au siège et à la faim. Nos droits ainsi que ceux des générations futures ne peuvent pas être négociés.
Quiconque veut la paix en Palestine, et dans la région doit adresser ses paroles et sanctions à l’occupant, non à l’occupé, à l’agresseur, non à la victime. La vérité est que la solution incombe à Israël, à son armée et à ses alliés, et non aux femmes et aux enfants de Palestine.
http://www.guardian.co.uk/comment/story/0,,1942826,00.html
En Palestine occupée on peut observer depuis un demi-siècle les formes modernes d’un génocide commis tranquillement, avec un aplomb hallucinant, au vu et au su de tout le monde : massacres par bombardement de populations civiles, enfants tués ou estropiés par des snipers, démolition de maisons, rationnement de l'eau, empêchement d'accéder aux soins et à l'école, puits bouchés, oliviers arrachés, usines et champs démolis, production d'électricité détruite, tuyaux d'écoulement d'eaux détruits, stress continuel par drones volant la nuit, avions passant le mur du son tous les jours, tortures, disparitions, kidnappings, chantage, famine organisée par l'occupant.
Et pendant ce temps , la construction du Mur de la honte avance, la colonisation de
RENCONTRES PACIFIQUES POUR
FONTAINE
SAMEDI 25 NOVEMBRE 15 h -18 h
COMME TOUS LES DERNIERS SAMEDI DU MOIS
· Nous exigeons la reconnaissance du gouvernement palestinien, élu démocratiquement, par
· Nous exigeons que l’Union européenne rétablisse les aides financières à l’Autorité palestinienne – qui ne sont qu’une petite réparation pour les malheurs infligés à
· Nous exigeons que le Conseil de Sécurité, si prompt à déclarer sans aucune raison valable, la guerre à l'Irak, sanctionne les massacres quotidiens en Palestine.
· Nous nous prononçons toujours pour une Palestine, plurielle, multiculturelle et multiconfessionnelle, pour tous ceux qui aiment cette terre, de
Venez débattre avec nous !
Palestine - un seul État pour tous
« Une personne, une voix »
Alliance zapatiste de libération sociale
Association entre la plume et l'enclume
Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël
Collectif Cheikh Yassine
Collectif de
Contact : genocidepalestinien@yahoo.fr
Par Amal Lahoucine, Taroudant, novembre 2006
La marche rouge du 7 mai 2006 des paysans pauvres d’Ouzioua pour leurs droits à l’électrification,à l’eau potable, à l’eau d’irrigation et à l’exploitation des ressources naturelles autour du barrage Mokhtar Soussi a été suivie d’une répression judiciaire.
Comme son habitude, le régime marocain poursuit les militants de la société civile d' Ouzioua devant le tribunal de première instance à Taroudant. La première audience du 28 septembre 2006 a été reportée une première fois au 2 novembre 2006 puis une deuxième fois au 7 décembre 2006.
Les cinq militants poursuivis sont :
Aakik Driss, secrétaire général du syndicat des paysans pauvres.
Amal Lahoucine, président de l’association Ifghelen.
Chkib Boubker, vice président de l’association Atlas.
Bouichou Mohamed, membre du conseil de la commune d’Ouzioua.
Id bouichou Mohamed, paysan pauvre membre de l’association Atlas.
Les paysans pauvres continuent leur lutte.
Voici l’arrière-fond de cette lutte.
1- Vue générale sur la vallée du Souss
La rivière Souss constitue le cœur battant de la vallée située entre le Haut-Atlas et l’anti-Atlas au sud du Maroc. La rivière est d’une superficie de 3960 Km2.
La province de Taroudant (Aoulouz, Ouled Berhil et Taroudant) occupe 740 000 hectares. Les ressources forestières occupent 580 000 ha, et 200 000 ha de la superficie générale disponible à l’agriculture dont 100 000 ha irrigués par pompage.
La nappe phréatique est d’une valeur de 50 milliards de mètres cubes dont 8 milliards mètres cubes disponibles à l’exploitation par pompage.
Une démographie très importante de 90 personnes par km2 et 60 personnes par km2 à la campagne (la province de Taroudant compte 800 000 habitants).
Les ressources qu’offre l’environnement de la vallée du Souss donnent une idée pour le développement agricole de cette rivière. Mais le système d’irrigation par pompage d’une agriculture des agrumes basée sur l’exportation vers l’Europe depuis les années quarante du vingtième siècle et l’accélération de ce système vers un surpompage pendant les années soixante, provoquent les déséquilibres sociaux au niveau de l’exploitation des ressources naturelles de la vallée.
Le tableau suivant montre l’évolution de la culture d’agrumes dans la vallée :
Année 1940 1950 1955 1960 1976
Agrumes en hectare 100 2200 5300 10600 19000
Aujourd’hui, les agrumes occupent 12 000 hectares dans la région Ouled Behgil-Aoulouz seulement depuis l'an 2000.
2- Nécessité de la protection de la forêt d’arganiers
L’arganier a de multiples utilisations qui sont autant de sources de revenu :
l’alimentation du cheptel (bovins, caprins et camelins), le bois utilisé en menuiserie, en cuisine traditionnelle (fours) et en chauffages et l’huile, à double usage, alimentaire et cosmétique.
La fabrication de l’huile est réalisée par les femmes, entièrement manuellement, depuis la collecte, le concassage des fruits, le grillage et le broyage des amandes jusqu’au malaxage de la pâte dans un moulin en pierre.
La fabrication d’un litre d’huile par une femme demande au moins 16 heures, ce qui montre l’exploitation de la femme paysanne pour un revenu de 50 dirhams.
Les forêts d’arganier couvrent 400 000 ha dans la région de Taroudant, soit 56 % de l’arganeraie nationale. Elles occupent 74 % de la superficie forestière totale de la province
Taroudant produit 1830 tonnes d’huile d’argane par an, soit 53% de la production nationale.
Le revenu brut procuré par l’arganier est de 1,8 milliards de dh/an, soit 430 dh/ha/an, correspondant à plus de 2,2 millions de journées de travail.
Le classement de l’arganeraie en « réserve de la biosphère », la réorganisation de la recherche sur l’arganeraie et ses produits et l’utilisation des moyens modernes peuvent faire de l’arganeraie l’axe essentiel du développement à Taroudant.
La destruction de la forêt d’arganiers dans la plaine du Souss par l’implantation des agrumes et le surpompage d’une part et la malproduction de ses ressources par les paysans dans la montagne d’autre part provoque la dégradation du développement de la vallée.
(Lire à ce sujet
• Arganier [Histoire d’une destruction] http://sd606.sivit.org/asays/article.php3?id_article=485
• L'arganeraie marocaine se meurt : problématique et bio-indication
par Michel R. Tarrier et Mohamed Benzyane http://www.secheresse.info/article.php3?id_article=228)
3- La situation des paysans pauvres à Ouzioua
Les deux barrages Aoulouz (http://www.water.gov.ma/02patrimoine/fiches-barrages/020.htm) et Mokhtar Soussi (http://www.water.gov.ma/02patrimoine/fiches-barrages/068.htm) sont construits dans la région d’Aouzioua, dans l’ l’Est de la province de Taroudant
Conséqeunces de la construction des barrages :
Les paysans pauvres vivent dans des conditions catastrophiques, après avoir perdu leurs terres et leurs ressources naturelles contre des indemnisations très faibles (trois dirhams seulement le mètre carré de terre irriguée et deux dirhams le mètre de terre bour (uniquement arrosée par la pluie) non-irriguée).
50% habitent dans la zone près du barrage, 10 douars de la commune Tisrass au barrage Aoulouz et sept douars de la commune Ouzioua au barrage Mokhtar Soussi, ils vivent dans les conditions très difficiles.
15% habitent dans la commune d’Aoulouz.
35% ont quitté la région vers Ouled Berhil et Taroudant.
4- Conséquences de cette situation
La construction de ces deux barrages a eu des effets néfastes sur le développement de la région en général, et en particulier sur la vie des paysans pauvres.
La politique agricole de l’État marocain dans la vallée du Souss depuis les années quarante du vingtième siècle qui tend vers l’accélération de l’exploitation de la nappe phréatique par le surpompage a créé dans certaines régions (El Guerdain dans la région de Ouled Teima) une situation catastrophique, ce qui explique la décision de l’État d’implanter plus de 12 000 ha d’agrumes dans la région d’Aoulouz et Ouled Berhil.
Les études faites par des spécialistes de PNUD et de la FAO pendant les années 1970 envisageaient le drame que vit la région d’Aoulouz aujourd’hui et le rôle des deux barrages pour améliorer l’irrigation dans la vallée.
La vie des paysans dans la vallée du Souss et dans les deux barrages en particulier est en dégradation.
L’exploitation qu’ils subissent dans les fermes d’agrumes après la perte de leurs terres et leur transformation en ouvriers agricoles dans des conditions juridiques dignes du Moyen âge.
La double exploitation de la femme au travail (bas prix, sexe) et au sein de sa famille (travail sans salaire).
La couverture sanitaire reste faible, 15% couvre par mode fixe, 43% couvre par l’itinérance, 42% par équipe mobile.
La dégradation de la santé de la population et donc l’augmentation de la morbidité et mortalité materno-infantile.
En effet la prévention reste l’arme la plus efficace pour améliorer l’état de la santé de la population rurale.
De jour en jour les paysans pauvres perdent la terre, l’eau, et l’arganier, et leur culture amazight (berbère) va vers une marginalisation absolue.
5- Problème de l’électrification et de l’eau potable
Malgré les ressources naturelles très importantes de la région d'Ouzioua et les dons de l’Agence française du développement, 35 douars de la commune d'Ouzioua sont dépourvus d’électricité et d’eau potable. L’État marocain oblige trois douars qui ont perdu leurs terres à cause du barrage Mokhtar Soussi de payer 4900 dirhams par maison pour être branchés au réseau électrique national, sachant que la commune rurale avait payé un montant très important en coopération avec le bureau national de l’électricité depuis 2001, et que le ministère de l’Équipement avait déjà financé le branchement électrique au barrage Mokhtar Soussi.
Les habitants de sept douars qui ont perdu leurs maisons après la construction du barrage sont dépourvus d’électricité et d’eau potable depuis 2001, cela malgré le financement du projet de réhabilitation des paysans pauvres par l’État, qui a alloué un fond de 215 millions de centimes à l'électrification et à l’approvisionnement en eau potable.
L’Agence de l'eau de Souss Massat n'hésite pas à piétiner le droit naturel des paysans pauvres à l’eau d'irrigation provenant du barrage en faisant stopper l'écoulement naturel de l'eau, pour réserver l'eau aux fermes des grands propriétaires.
En 2003 les paysans pauvres ont perdu plus de 1200 oliviers à cause de l'arrêt total de l'eau du barrage. L'Agence de l'eau de Souss Massat est intervenue pour mettre en place des « associations de l'eau » contrôlées par le président de la commune, pour accepter un débit de 100 litres par seconde, ce qui va encore multiplier les dégâts dans les champs des paysans pauvres.
6 - Intervention des paysans pauvres
Pour défendre leurs droits, les paysans pauvres ont constitué des associations de développement. Ils ont contacté tous les responsables locaux, régionaux et nationaux sans recevoir aucune réponse positive à leurs problèmes.
Le 7 mai 2006, la société civile à Ouzioua avait organisé une marche pacifique du barrage au siège de la commune rurale. Le régime marocain, pour sa part, au lieu d’ouvrir des négociations avec les responsables des associations et de sanctionner les vrais responsables de ces problèmes, décide de poursuivre 5 responsables de ces associations devant le tribunal de première instance de Taroudant.
Les paysans pauvres ont contacté les responsables nationaux des partis politiques de la gauche, la CDT, l'UMT et l'AMDH ; une commission a déposé le dossier sur les problèmes des paysans pauvres d'Ouzioua auprès de ces organisations. En attendant une réponse à leur demande de soutien, une rencontre entre cette commission et le Front de défense des biens publics et des droits fondamentaux à Taroudant, constitué par Annahj addimocrati, PADS, PCU, PPS, AMDH, UMT et CDT, a été organisée après l'audience du 2 novembre 2006 au siège de la CDT. Le but de cette rencontre est de soutenir le sit-in des paysans pauvres qui va être organisé le 14 novembre 2006 et tracer un programme de soutien aux luttes des paysans pauvres d'Ouzioua.
Soutenez la lutte des paysans pauvres marocains pour leurs droits aux biens publics que sont l’eau, la terre et l’électricité !
Amal Lahoucine
• Amal Lahoucine est enseignant, responsable syndical de l’Union Marocaine du Travail, membre de la section de Taroudant de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme, membre de la commission nationale de la Voie Démocratique et secrétaire de la Commission locale de la Voie démocratique à TAROUDANT,et président de l’Association Taroudant sociale et culturelle.
• Visitez son blog : http://amallahoucine.blogjahiz.com et le site web http://associattarwdant.hautetfort.com/
• Pour tout contact : tarwd_orgs@yahoo.fr
Notes
• Située au nord-ouest de la région du Souss Massa Drâa, dans le sud du Maroc (chef-lieu : Agadir), la province de Taroudant couvre 16 500 km2 et compte 800 000 habitants, vivant dans 7 communes urbaines et 82 communes rurales.
• Voici comment le Conseil régional du Souss Massa Drâa présente l’agriculture de la région
UNE PRODUCTION VITAMINÉE
Une des activités fondamentales de la région est l’agriculture. Elle est souvent associée à l’élevage intensif ou extensif en nomadisme. Toutes espèces confondues (camelins, bovins, caprins et vins), la totalité des troupeaux est estimée à 2 605 400 têtes, sans oublier les 4 millions de volailles.
L’agriculture génère un PIB de 4 milliards de dirhams (12 % du PIB régional) et emploie 150 000 personnes (16 % des emplois). La superfi cie agricole utile approche les 561 000 hectares dont 190 000 hectares irrigués.
Le Souss Massa est la 1re zone primeuriste du Maroc, maraîchage en tête avec 685 000 tonnes produites dont 95 % des exportations nationales de tomates. Vient ensuite l’agrumiculture, qui couvre près de 30 000 hectares et produit 666 000 tonnes, dont 50 % des exportations nationales d’oranges.
Quant aux vallées de Dadès et du Drâa, elles pratiquent plutôt les cultures vivrières (céréales, fourrage), la culture des arbres fruitiers (les 185 00 hectares de palmiers dattiers donnent 21 000 tonnes soit 63 % de la production nationale) et les cultures spécialisées comme le henné, le safran et les rosiers de parfumerie.
DEVENIR L’UNE DES RÉGIONS LES PLUS DYNAMIQUES DU MONDE DANS LE SECTEUR DE L’AGRICULTURE
À horizon 2015, imposer la région comme un des centres agricoles les plus dynamiques au monde, en commençant par gagner une place dans le trio de tête du marché européen. Il faut pour cela se focaliser sur les cultures porteuses et diversifier les activités vers le secondaire (industrie agroalimentaire) et le tertiaire (agrotech).
Pour la partie extensive, conduire 50 % des petits agriculteurs pratiquant une agriculture traditionnelle vers des niches de croissance plus modernes et prometteuses.
Pour l’ensemble, veiller au développement durable et à la pérennité de cette activité en rétablissant un équilibre entre la consommation d’eau et les sources hydriques, renouvelables ou non.
Source : http://www.regionsmd.com/index.php?option=com_content&task=view&id=54&Itemid=132&lang=fr
Sans commentaires, n’est-ce pas ?
ACTION DEMANDÉE
Nous vous demandons d’exprimer votre solidarité et votre protestation contre les poursuites des cinq militants. Vous pouvez envoyer une lettre de protestation aux responsables suivants :
M. Le Premier Ministre : courrier@pm.gov.ma Fax : 212 037761010
M. Le Ministre de la Justice: courrier@mj.gov.ma Fax 212 037723710
M. Le Ministre de l’Intérieur: courrier@mi.gov.ma 212 037766861 212 037767404
FaxM. le gouverneur de Taroudant Fax 212 028852018
M. le Wali (Préfet) d’Agadir Fax 212 028840249
Copie de vos messages à tarwd_orgs@yahoo.fr et à azls2006@yahoo.fr
Message proposé
NOUS VOULONS EXPRIMER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES 5 PERSONNES D´OUZIOUA QUI SERONT DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE À TAROUDANT LE 7 décembre 2006 À CAUSE DE LEUR MANIFESTATION du 7 mai 2006
NOUS PROTESTONS CONTRE CETTE RÉPRESSION CONTRE DES MILITANTS ASSOCIATIFS QUI ONT SEULEMENT LUTTÉ POUR LEURS DROITS : À L’ÉLECTRIFICATION,À L’EAU POTABLE, À L’EAU D’IRRIGATION ET À L’EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES AUTOUR DU BARRAGE MOKHTAR SOUSSI.
NOUS APPUYONS LEUR DÉFENSE DE LA TERRE, DE L´EAU, DE LA FORÊT D’ARGANIERS ET DE LA CULTURE AMAZIGHE
Dès le petit matin, les gens sont sortis en masse des faubourgs, pour se retrouver au carrefour de Viguera, autour du monument à Benito Juarez : le torrent humain venait témoigner que l’esprit du « Bienfaiteur des Amériques » est plus vivant que jamais à Oaxaca, et qu’il nous inspire dans chaque action collective. A 10h 30, le convoi s’est mis en marche ; les panneaux et banderoles rappelaient comment Benito Juarez avait chassé le tyran et l’envahisseur. L’idée était d’aller jusqu’à la place de Santo Domingo, puis jusqu’au Zocalo, mais nous avons été informés sur le projet d’infiltration de provocateurs commandités par URO (le gouverneur Ulises Ruiz Ortiz), et nous avons préféré éviter le centre.
La marée humaine couvrait des kilomètres…
Décisions de l’Assemblée générale du 3 novembre 2006
Bilan :
1. L’assemblée générale déclare que la bataille du 2 novembre contre
2. Le retrait d’URO n’est pas négociable.
3. Le dialogue avec le gouvernement fédéral reprendra quand les conditions seront réunies : libération de tous les prisonniers politiques, retour de tous les disparus, sains et saufs, arrêt des détentions et de la torture, annulation immédiate des ordres de capture, évacuation des forces de
Tâches :
1. Renforcer le congrès de l’APPO, prévu pour les 10 11 12 novembre.
2. Reprendre l’offensive politique dans la mobilisation populaire
3. Développer la campagne de sensibilisation en direction de la police
4. Avancer l’idée d’une grève civique nationale
5. Insister sur la nécessité d’éliminer les pouvoirs en place pour l’État d’Oaxaca
6. Protéger et amplifier l’audience de Radio Universidad, chercher des possibilités de radio alternative
7. Renforcer la vigilance permanente sur la place Santo Domingo
8. Renforcer les actions régionales et l’organisation de l’APPO, au niveau des différentes régions de l’État d’Oaxaca et au niveau interne
9. Etablir la communication avec les caravanes de soutien qui accourent de toutes les régions du pays, fixer les tâches respectives
10. Convoquer un rassemblement autour des familles de prisonniers et de disparus pour dénoncer la répression dans les médias
11. Renforcer l’Assemblée nationale des peuples du Mexique, s’impliquer dans les différents projets unitaires
12. Poursuivre la consolidation du front diplomatique capable de relayer nos exigences
13. Organiser des actions locales, des barrages routiers, des occupations de mairies
14. Poursuivre la coordination avec les enseignants, les engager dans un programme d’actions communes
15. Organiser la transmission de l’information vers la base
16. Adresser un SOS à la solidarité nationale et internationale pour mettre fin à la répression
17. Dynamiser le dialogue avec la société civile
18. Dynamiser la mobilisation nationale et internationale pour la couverture de notre mouvement
19. Dynamiser le travail politique à la base
20. Dynamiser la consultation de la base avec la rédaction d’un guide pour la communication
21. Systématiser les échanges d’information avec les différentes barricades
22. Appeler les barricades à constituer des comités provisoires de l’APPO, les intégrer aux séances plénières.
Déclaration :
Prochain rendez-vous :10-12 novembre, congrès constitutif de l’APPO, rendez-vous à 8h à la résidence des enseignants (Hotel del magisterio) avec la participation de tous les délégués élus pour le congrès.
APPO
Traduit de l’espagnol en français par Maria Poumier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique ((). Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources.
Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1490&lg=fr
Le sous-commandant Marcos, devant une assemblée indienne de l’État de Chihuahua (Nord du Mexique), appelle à l’unité des peuples indigènes
Hermann Bellinghausen, 30 octobre 2006
Traduit par Gérard Jugant et révisé par Fausto Giudice
“Aujourd’hui nous haussons le ton pour Oaxaca”, a t-il poursuivi, en débutant le parcours à Chihuahua de l’autre campagne. “Oaxaca a un mauvais gouvernement”. Ulises Ruiz est appelé le méchant. Le peuple s’organise, se lève pour que le méchant tombe et maintenant le peuple est encerclé par les forces fédérales de (Vicente) Fox, qui veulent l’ attaquer, le tuer, le mettre en prison afin que le mauvais gouvernant qu’est Ulises Ruiz
puisse continuer.
L’entité sudiste est allée à la rencontre de l’autre campagne dans tout le Nord-Est. “Nous sommes arrivés en Basse Californie et avons retrouvé Oaxaca”, a reconnu Marcos au comerchi (le lieu de réunion) du peuple montagnard de Sisoguichi. “Nous avons vu la même chose ici que là-bas chez le Triqui (peuple indigène d’Oaxaca, NdT), avec la langue, la culture et la couleur, luttant, se battant, car le riche l’exploite, lui prend ce qu’il détient”.
Dans ces moments, quand tout le Mexique est Oaxaca, les peuples indiens invoquent les chemins de l’unité pour résister et durer, pour défendre leurs terres et leurs identités, et mettre un terme à la déprédation dont ils souffrent. Le Congrès National Indigène et l’autre campagne sont venus dans
Histoire fraternelles
Il a ajouté : “Nous sommmes des indigènes zapatistes du Chiapas, le coin le plus reculé du Mexique. Notre histoire ressemble beaucoup à celle du Raramuri. Nous vivions sur les bonnes terres et l’Espagnol est arrivé, il nous a jetés dans les montagnes et là nous a oublié. Il semblait que le riche nous avait oublié, il avait la bonne terre et nous de pures pierres, pur oubli, pure douleur, pure mort. Nous avons pensé que nous serions ainsi à jamais. Mais le riche n’est pas satisfait de ce qu’il a, aujourd’hui il veut aussi les montagnes où nous vivons, il veut notre pauvreté, il veut la transformer en argent. Avant l’eau ne se vendait pas, ni l’arbre, ni l’air, et aujourd’hui ce sont des marchandises.
“Celui qui a fait le monde a mis pour chaque endroit un gardien, quelqu’un qui va surveiller que le monde vit et est content. Ces gardiens sont les peuples indiens. On trouve des peuples indiens pour la mer, les fleuves, les forêts, les montagnes et les déserts, notre travail étant de veiller que rien ne meure. Quand nous, les peuples indiens, veillons
Devant une salle attentive, qui écoutait bien la traduction en langue raramuri, Marcos a indiqué : “Nous voyons qu’aujourd’hui l’eau est enfermée et que le riche a la clef ; l’indigène n’a plus l’eau qu’il doit garder. L’arbre est triste parce que le riche le tue et l’envoie loin pour en faire de l’argent. Dans la mer pousse la maison du riche et disparaît celle de l’indigène. L’eau de la rivière est enlevée au peuple et s’en va au riche. Le cerf se cache dans la grotte et pleure parce que le monde n’est plus celui qui l’a vu naître. Le cerf est persécuté dans notre pays comme l’est l’indigène. L’air qui circulait librement est aujourd’hui enfermé dans de grands ventilateurs d’électricité, et la lumière ne vient plus dans la maison de l’indigène, elle va dans la maison du riche.
“
Marcos a ajouté que les indigènes zapatistes l’ont envoyé pour écouter. “Il y a dans notre coeur une boîte pour garder la parole du Raramuri ; nous avons une oreille pour apprendre de la parole du Raramuri; une petite musette pour transporter la parole du Raramuri, afin qu’on connaisse ailleurs sa douleur et sa lutte. Pour arriver à la maison du Raramuri nous avons beaucoup marché, nous avons rencontré d’autres peuples indiens gardiens du monde. Et aujourd’hui nous sommes là et écoutons votre douleur, votre arbre qui meurt, votre cerf pourchassé, le vol de votre terre. Nous écoutons ici sur la terre de celui qui résiste, qui ne se vend pas, qui lutte de front”.
Il leur a demandé de continuer à résister, “plus jamais seuls chacun dans son coin, mais tous ensemble, nous qui sommes mal dans ce pays et voulons le changer”.
NdT
[1] les Indiens Tarahumaras (dits aussi Raramuri, du nom de leur langue uto-aztèque) peuplent (ils sont environ 700.000) cette Sierra dite “Canyon du Cuivre”, au coeur de l’État de Chihuahua, dans le nord du Mexique. Dans les montagnes tarahumaras, non seulement la quasi-totalité de la population est dépourvue d’accès à l’eau potable, mais une famine endémique sévit, due à la sécheresse provoquée par l’exploitation intensive de la forêt (le déboisement modifie le climat, entraînant la sécheresse et des récoltes désastreuses).
La religion de cette ethnie est le chamanisme. Elle ignore le péché, ne connaissant qu’une seul faute : l’abaissement du niveau de conscience. Ce sont ces mêmes Tarahumaras ou Raramuri qui fascinèrent Antonin Artaud lors de ses voyages au Mexique dans les années 30 et 40.
La Jornada
Traduit de l'espagnol en français par Gérard Jugant, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de toute reproduction, à condition de respecter son intégrité et de mentionner auteurs et sources. URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1465&lg=fr
Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca, 2 novembre 2006
Traduit par cybèle et révisé par Fausto Giudice
Dimanche 5 novembre, la ville d’Oaxaca sera le théâtre d’une sixième marche de protestation, appelée « megamarcha », pour exiger une fois de plus le départ du gouverneur assassin Ulises Ruiz et le retrait des policiers fédéraux qui occupent la ville depuis une semaine. Cette marche aura été précédée d’une caravane motorisée vers Oaxaca le samedi 4 novembre. Le mercredi 8 novembre, des rassemblements auront lieu devant les ambassades et consulats étrangers à Mexico et dans le reste du pays. Le vendredi 10 novembre, auront lieu une grève nationale et une marche nationale à Mexico, de l’Ange de l’Indépendance au Zócalo, en passant par le siège du ministère de l’Intérieur, à partir de 16 heures. Le samedi 11 novembre, une caravane nationale et internationale convergera vers Oaxaca et un meeting aura lieu à l’Université Benito Juárez. Tous solidaires du peuple d'Oaxaca ! (Comité de rédaction de Tlaxcala)
Quand nous nous disposions à veiller nos morts, de nouveau la mort est revenue errer parmi nous.
Nous comptons déjà plus de 120 détenus- disparus, parmi eux plusieurs mineurs et des témoignages nous rendent compte de tortures et d'humiliations, nous comptons déjà 19 morts, dont 4 au moment de l'invasion du territoire d'Oaxaca dimanche dernier par des policiers- violeurs- pilleurs ; nos blessés dépassent la centaine à cause de l'incursion de leurs militaires déguisés en policiers.
Monsieur le Président Fox, Monsieur Abascal[2], croyez-vous vraiment qu'avec votre invasion sur le territoire d'Oaxaca, vous apaiserez la soif de justice d'un peuple qui, avec dignité, s'est soulevé contre le Tyran qui l'a mal gouverné pendant un an ? Vous inaugurez, Monsieur Calderon, votre gouvernement avec cette action ? Un gouvernement à tendance fasciste est ce que vous avez promis aux propriétaires de l'argent : comme Ulises Ruiz Ortiz (URO), vous avez fait de nombreux compromis avec eux pendant votre campagne, comme Ulises, vous réprimez le peuple, comme URO, vous vous trompez de stratégie; la présence de près de 5000 envahisseurs sur les terres d'Oaxaca a seulement provoqué encore plus la rancune contre le tyran, et aussi contre vous.
Nous avons fait preuve de volonté, malgré votre invasion et les agressions que vos policiers -violeurs- pilleurs ont menées contre le Peuple. Depuis le début, l'APPO appelle le peuple à garder son calme, à protester de façon pacifique, à se replier quand vous essayiez d'évacuer les barricades ; mais apparemment, vous confondez la prudence avec la faiblesse, la volonté de dialogue avec la lâcheté et c'est ainsi que ce matin, vous avez essayé d'en finir une fois pour toute avec nous ; vous avez envoyé vos hordes de policiers - violeurs contre l'Université Autonome Benito Juárez d'Oaxaca, lieu à partir duquel est transmis dignement le signal qui donne voix au Peuple, Radio Universidad. Vous avez essayé de taire cette voix, de donner un coup au coeur du peuple ; vous mentez quand vous dites que vous n'avez pas essayé d'entrer ; que vous n'ayez pas pu, c'est autre chose. Quand vous avez dit que nous n’alliez pas entrer au C.U. [Campus Universitaire, NdT], nous avons appelé le peuple d’Oaxaca à garder son calme, à ne pas répondre aux provocations faites par
"Le retrait des barricades et le nettoyage de la ville par les citoyens", est en réalité effectué par des policiers ministériels et préventifs habillés en civil (les mêmes qui pendant la nuit parcourent la ville encapuchonnés, tirant sur le C.U. ou ceux qui occupent la place Santo Domingo). Pendant ses opérations,
Comprenez bien cela, messieurs de la classe politique ; ce petit groupe de désobéissants de plus de 2 millions de citoyens ne s’arrêtera pas avant de voir URO hors du gouvernement de l’État.
Frères et sœurs du Mexique et du Monde :
La commune d’Oaxaca est debout, aujourd’hui plus que jamais résolue à vaincre ; notre cœur indigène remercie les démonstrations de solidarité que vous nous avez données ; il n’y aura rien dans ce monde pour vous le payer, ou peut-être…, ou peut-être que si, nous vous le paierons avec la victoire du peuple d’Oaxaca sur le fascisme car nous savons que vous savez que notre victoire sera aussi la vôtre ; ce sera le triomphe de la raison et de l’humanité sur la barbarie et le fascisme, et pour ce triomphe, camarades du monde et du pays, nous paierons encore avec nos propres vies.
Depuis
TOUT LE POUVOIR POUR LE PEUPLE
ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES D’OAXACA
PS. Monsieur Fox : le 5 novembre prochain, nous contournerons tous vos barrages pour arriver à la concentration géante à la ville d’Oaxaca ; nous espérons que pour ce jour-là,
Notes des traducteurs
[1] FECAL : Felipe Calderón, candidat élu le 2 jullet dernier à la présidence, qui doit entrer en fonction dans quelques semaines
[2] Abascal : secrétaire de la gobernación, ministre fédéral de l’Intérieur
[2] Mapache : ce terme d’origine nahuatl ( la langue des Aztèques] désigne le raton laveur mais aussi ceux qui volent les votes lors d’élections.
APPO
Traduit par cybèle et révisé par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d ‘en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs. URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1467&lg=fr
Le sous-commandant Marcos a lancé l'appel suivant depuis la ville de Chihuahua, où il se trouvait le 30 octobre :
Appel du CCRI-CG et de la commission Sexta de l’EZLN à la mobilisation les 1er et 20 novembre
30 octobre 2006.
Au peuple mexicain,
Aux peuples du monde,
À toute la « Otra » au Mexique et au nord du Río Bravo,
À toute la « Sexta » internationale :
Compagnes et compagnons,
Frères et sœurs :
Comme tout le monde le sait, hier, 29 octobre 2006, les forces fédérales du gouvernement de Vicente Fox ont attaqué le peuple d’Oaxaca et sa plus digne représentante, l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca, l’APPO.
À ce jour, les fédéraux ont assassiné au moins trois personnes, dont un mineur, fait des dizaines de blessés, parmi elles de nombreuses femmes, et des dizaines de détenus qui ont été transférés illégalement vers des prisons militaires. À tout cela s’ajoutent les morts, détenus et disparus depuis le début de la mobilisation demandant le retrait d’Ulises Ruiz du gouvernement d’Oaxaca.
L’attaque fédérale n’a d’autre objectif que celui de maintenir au pouvoir Ulises Ruiz et de détruire l’organisation populaire de l’Oaxaca d’en bas.
Le peuple d’Oaxaca résiste. Aucune personne honnête ne peut rester silencieuse et immobile tandis que tout un peuple, majoritairement indigène, est assassiné, frappé et emprisonné.
Nous, les hommes et les femmes zapatistes, nous ne flancherons pas et nous nous mobiliserons en soutien au peuple frère et compagnon d’Oaxaca.
Premièrement - Durant toute la journée du 1er novembre 2006, seront fermés les routes et chemins qui traversent les territoires où l’EZLN maintient une présence dans l’État du Sud-est du Chiapas. En conséquence, nous exhortons toutes et tous à s’abstenir de se déplacer sur les routes du Chiapas ce jour-là et et de prendre des dispositions dans ce sens.
Deuxièmement - À travers sa Commission Sexta, l’EZLN a lancé des contacts et des consultations avec d’autres organisations politiques et sociales, ainsi qu’avec des groupes, collectifs et individus de l’Autre Campagne, pour lancer des journées de solidarité avec Oaxaca et convoquer de manière conjointe tout le Mexique d’en bas à réaliser une grève nationale le 20 novembre 2006.
Troisièmement - L’EZLN lance un appel à l’Autre Campagne au Mexique et au nord du Río Bravo, à se mobiliser ce 1er novembre, là où cela est possible, en bloquant de manière totale les chemins, les routes, les péages, les gares, les aéroports et tout les moyens de communication.
Quatrièmement - Le message que les hommes et femmes zapatistes adressons et adresserons au peuple d’Oaxaca n’est que celui-ci : Vous n’êtes pas tous seuls, vous n’êtes pas toutes seules.
Ulises Ruiz hors d’Oaxaca !
Retrait immédiat des forces fédérales d’occupation en territoire oaxaquègne !
Liberté immédiate et inconditionnelle de toutes et tous les détenu-e-s !
Retrait de tous les ordres d’arrestation !
Châtiment aux assassins !
Justice ! Liberté ! Démocratie !
Depuis le nord du Mexique
Pour le Comité clandestin révolutionnaire indigène -
Commandement général de l’Armée zapatiste de libération nationale.
Pour
Un pas capital vers la consolidation du camp anti-occupation et de son alternative nationale et démocratique
Carlos Varea, Pedro Rojo et Houmad El Kadiri, le 31 octobre 2006
Traduit par Manuel Talens
« L'annonce de la création du CPURI est capitale, car il unifie pratiquement la base sociale, politique et militaire contre l’occupation, en intégrant des personnalités et des organisations tant du Front Patriotique Nationaliste et Islamique que du Congrès Fondateur National Irakien, qui étaient jusqu'à maintenant deux blocs bien rapprochés mais sans connexion formelle entre eux. Ceci représentera un renforcement remarquable du camp anti-occupation et de sa résistance armée, à un moment où les USA viennent de reconnaître par le biais de leur ambassadeur à Bagdad qu’ils entretiennent des nouveaux contacts avec secteurs de la résistance irakienne et ont demandé l'intervention des pays arabes voisins ; ces démarches, bien qu'elles aient été immédiatement niées par des porte-parole irakiens des formations armés, manifestent au moins les intentions de l'Administration Bush de freiner l’effondrement final de l'occupation. »
Des interlocuteurs irakiens contactés tant à l'intérieur du pays qu’en Europe par
Le CPURI est formé par les 25 membres (15 de l'extérieur et 10 de l'intérieur d'Irak) qui représentent le Parti Socialiste Arabe Baaz, l'Alliance Patriotique Irakienne [2], le Commandement Général des Forces Armées, (intégré par les anciens chefs militaires) les courants des « communistes patriotes » opposés à la ligne collaboratrice de la direction du Parti Communiste Irakien [3], l'Association des Oulémas Musulmans (l’instance religieuse sunníte suprême d'Irak [4]), l'ayatollah chiite Ahmed al-Hussaini al-Bagdadi, le Courant Nationaliste et Nassérien et l'Armée al-Rashidin, l’Armée Islamique et les Brigades de
Tlaxcala remercie ses camarades d'IraqSolidaridad pour la communication amicale de cette nouvelle extraordinaire. Illustratiion ajoutée de Juan Kalvellido, membre de Tlaxcala.
Source: http://www.iraqsolidaridad.org/2006/docs/ocup_31-10-06.html
Par Ginette Hess Skandrani, Paris, 30 octobre 2006
Ce mercredi 25 octobre à 17h45, lorsque j'ai ouvert ma porte, croyant que c'était ma petite-fille qui rentrait à la maison, je me suis trouvée devant deux jeunes mecs tout de noir vêtus avec des casques à la main qui m’ont dit : « Nous sommes les petits-enfants de Martin, du deuxième ». J'ai essayé de repousser la porte, mais ils se sont précipités sur moi en me cognant avec les casques et en me donnant des coups de pied.
Mes lunettes sont tombées et se sont brisées, et j’ai été aveuglée par le sang qui pissait à travers ma paupière éclatée. J'ai crié tant que j'ai pu, mais ils ont continué à frapper pendant cinq minutes en me jetant par terre et en renversant un banc et une chaise.
Le dernier texte du caméraman assassiné par la police à Oaxaca

Traduit par Fausto Giudice
NdT : Brad Will était un jeune caméraman indépendant de New York, appartenant au réseau altermondialiste Indymedia, qui se trouvait à Oaxaca depuis le début du mois d’octobre. Cet ancien squatter anarchiste du Lower East Side avait découvert le journalisme alternatif en travaillant bénévolement sur une radio libre locale, Steal this Radio. Il avait fait des reportages de New York au Brésil en passant par
À l’aube du 16 octobre 2006
Hier je me suis baladé avec les braves gens de Oaxaca – je me suis baladé toute la journée en fait – dans l’après-midi ils m’ont montré où les balles étaient entrées dans le mur – ils ont compté celles qu’ils avaient pu localiser – ça m’a rappelé l’entrée de l’appartement d’Ahmadou Diallo (un Guinée tué par la police à New York, NdT) – mais ici les graffitis étaient là avant que les coups de feu éclatent – une balle qu’ils n’ont pas compté était encore dans sa tête – il avait 41 ans - alejandro garcia hernandez – sur la barricade du quartier chaque soir – ce soir-là, il est sorti avec sa felme et ses fils, pour laisser passer une ambulance – puis un pick-up a tenté de passer – il a pris leur balle quand il leur a dit qu’ils ne pouvaient pas passer – ils n’ont pas obéi – ces militaires en civil se sont frayés leur chemin à coups de feu.
Un jeune homme qui veut seulement être appelé marco était avec eux quand les coups de feu ont éclaté – une balle lui a traversé l’épaule – il était clairement sous el choc quand on s’est rencontrés – 19 ans – il a dit qu’il n’avait encore rien dit à ses parents – a dit qu’il était sur la barricade chaque nuit – dit qu’il y retournera aussitôt que la blessure se sera refermée – absolument.
Dans les jours précédents il y a eu une visite d’une délégation de sénateurs venus déterminer l’ingouvernabilité de l’État – ils en ont pu en avoir un avant-goût – l’appel a été lancé à fermer le reste du gouvernement – des douzaines de personnes sont parties du zocalo, au centre-ville, avec de grands bâtons et une caisse de bombes de peinture – ils ont pris le contrôle de trois autobus urbains et ils ont fait la tournée de tous les bâtiments du gouvernement local pour les informer qu’ils étaient fermés – et nous apprécions votre coopération volontaire – et ils sont sortis perturbés mais continuant à toucher leurs salaires – fermé – lorsqu’ils partaient de leur dernière étape 3 pistoleros sont sortis et ont commencé à tirer – 2 bus étaient déjà repartis – pagaille – dix minutes de bataille avec des pierres, des frondes et des cris – un blessé à la tête – un autre à la jambe – ils ont filé vers l’hôpital pendant que le combat continuait – alerte à la radio et des gens sont arrivés de partout – les pistoleros étaient au coin du bâtiment – ils sont aprtis – ils étaient à l’intérieur – personne n’était sûr – vigilants – des policiers en civil étaient signalés rôdant autour de l’hôpital et des gens se sont précipités pour aller monter la garde auprès des blessés.
Que dire de ce mouvement – ce moment révolutionnaire – tu sais qu’il est en train de se construire, de grandir, de prendre forme – tu peux le sentir – une tentative désespérée de démocratie directe – en novembre l’appo va tenir une grande conférence pour former au niveau de l’état une assemblée d’état du peuple de oaxaca (aepo) – il y a maintenant 11 états sur 33 au Mexique qui ont déclaré la formation d’asembleas populares comme l’appo – plus quelques-uns aux usa du côté de la otra – les marines sont retournés en mer même si les policiers fédéraux qui ont ravagé atenco restent dans les parages – le nouveau campement mexico a commencé une grève de la faim – le sénat peut expulser URO – la suite, personne ne la connaît – c’est un point de lumière focalisé à travers du verre – prêt à brûler ou à montrer le chemin – c’est clair que c’est plus qu’une grève, plus que l’expulsion d’un gouverneur, plus qu’un blocus, plus qu’une coalition de fragments – c’est une authentique révolte populaire – et après des décennies de domination du pri par la corruption, la fraude et les balles, les gens en ont marre – ils l’appellent le tyran – ils parlent de détruire son autoritarisme – on ne peut pas se tromper : il souffle un vent de jungle lacandone dans les rues – à chaque coin de rue, ils décident de tenir ensemble – tu le vois sur leurs visages – indigènes, femmes, enfants – si courageux – veillant chaque nuit – fiers et déterminés.
Suis reparti de la barricade d’alejandro avec un groupe de supporters qui venaient d’un district à une demi-heure de là – je suis parti avec des gens en colère en route vers la morgue – je suis entré et je l’ai vu – je n’ai pas vu beaucoup de cadavres dans ma vie – ça te bouffe – un tas de cadavres anonymes dans un coin – combien sont morts ? – pas de réfrigération – l’odeur – ils ont du ouvrir son crâne pour extraire la balle – je suis reparti avec lui et avec ses gens et maintenant alejandro attend sur le zocalo – comme les autres sur leurs plantones – il est en train d’attendre une impasse, un changement, une sortie, une issue, une solution – d’attendre que la terre tourne et s’ouvre – d’attendre novembre pour être avec ses proches le jour des morts et partager le manger et la boisson et une chanson – d’attendre que la plaza s’offre à lui et éclate – il va attendre jusqu’au matin mais ce soir il s’attend à ce que le gouverneur et sa bande partent pour ne jamais revenir – un mort de plus – un martyr de plus dans une guerre sale – encore une fois le temps des larmes et des blessures – encore une fois faire face a pouvoir et à sa sale gueule – une balle de plus qui pète dans la nuit – une nuit de plus sur les barricades – certains entretiennent le feu – d’autres se recroquevillent pour dormir – mais tous sont avec lui, le veillant pour son dernier repos.
Notes
uro= Ulises Ruiz Ortiz, gouverneur de l’État d’Oaxaca
planton= sit-in, piquet, campement
zocalo= place centrale de la ville
Appel à une action urgente
28 octobre 2006
Des vols ininterrompus sont entrain d’atterrir à l’aéroport de la ville d’Oaxaca, des centaines d’éléments de
Nous lançons un appel à toutes les organisations solidaires, à tous les fronts, à la société civile de Mexico et du monde entier à entreprendre des mobilisations pacifiques de poids afin d’éviter ce bain de sang auquel s’est rallié le gouvernement Fédéral de Vincente Fox.
Nous lançons un appel à toutes les organisations nationales et internationales des droits humains, à la presse nationale et internationale pour qu’elles se rendent dans la ville d’Oaxaca afin de constater les faits violents provoqués par le gouvernement d’Ulises Ruiz, auquel se sont joints Vicente Fox et Calderon.
TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE
ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES D’OAXACA
Source : Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca (APPO)
Sur Oaxaca, lire aussi
Quand le vent d'en bas souffle sur Oaxaca
Déclaration du peuple d’Oaxaca
Original : http://nyc.indymedia.org/en/2006/10/77343.shtml
Traduit de l’anglais par Fausto Giudice, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.URL de cet article :http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1407&lg=fr
Les assassins de Brad Will identifiés et arrêtés
Le policier municipal Juan Carlos Soriano, dit "La sauterelle", Manuel Aguilar, chef du personnel de la municipalité de Santa Lucia del Camino, Abel Santiago Zárate, régisseur de la sécurité publique et militant du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), et Pedro Carmona, un ancien paramilitaire, ont été identifiés comme les auteurs présumés des coups de feu qui ont coûté la vie au cameraman Brad Will, 36 ans, le 27 octobre 2006. Les quatre hommes ont tiré sur une barricade dressée par des instituteurs de l’Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO), qui réclame depuis plusieurs mois la destitution du gouverneur de l’Etat de Oaxaca, Ulises Ruiz Ortiz. Brad Will se trouvait à proximité de la barricade lorsqu’il a été mortellement blessé à la poitrine. Plusieurs habitants de Santa Lucia del Camino ont formellement reconnu les trois fonctionnaires. La municipalité, de son côté, a confirmé qu’ils étaient bien les auteurs des tirs. Un cinquième homme serait impliqué dans la mort du journaliste. Manuel Aguilar, Abel Santiago Zárate et Pedro Carmona ont été arrêtés, selon Indymedia.

Les assassins de Brad Will, identifiés par le journal mexicain El Universal : Juan Carlos Soriano Velasco (T-shirt rouge), officier de police surnommé « La Sauterelle », Manuel Aguilar (T-shirt vert et gilet sombre), directeur du personnel municipal et Avel Santiago Zárate (chemise rouge), chef de la sécurité publique. Photo: DR El Universal 2006
Lettre ouverte
(español debajo)
Questions de principe, questions pratiques, questions vitales
31 octobre 2006
Ginette Hess Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre.
Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller.
Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.
Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.
Premiers signataires :
Association entre la plume et l’enclume, France - Mounia Akkari, assistante de direction - Sélim Al Sabbah, historien -Santiago Alba Rico, écrivain, Espagne - Claire Aymes, Citoyenne, Marseille - Janine Borel, militante, Bouches-du-Rhône - Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Salons-de-Provence - Mireille Delamarre, responsable de publication www.planetenonviolence.org, présidente de Vpaixmed (Voix de paix en Mediterranée, association pour la non violence active et le respect des droits de l'homme), Bouches-du-Rhône - Jean-Jacques Dikongué, journaliste, Paris - Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de
Pour signer cette lettre, écrire à azls2006@yahoo.fr
Carta abierta
Cuestión de principios, cuestiones prácticas, preguntas vitales
Colectivo de firmantes
El miércoles 25 de octubre, una activista de la solidaridad con Palestina con notable historial político en el campo antiimperialista, además de fundadora entre otras estructuras del partido ecologista francés, fue asaltada en su casa, a las cinco de la tarde, por unos matones sionistas muy enterados de sus horarios y costumbres, por lo cual lograron que ella les abriera la puerta, confiada en que era su nieta la que llamaba a la puerta . Esta señora, llamada Ginette Hess Skandrani, forma parte de la lista de 12 personas amenazadas de muerte por un sujeto que fue llevado a juicio en mayo de este año y que expresó en plena audiencia las convicciones de sus semejantes: se consideran con todo derecho a amenazar y castigar en nombre de la religión judía a los que combaten la política israelí; además, están acostumbrados a la impunidad que les dan sus excelentes relaciones con determinadas figuras políticas [véase El caso Schoemann en http://www.rebelion.org/noticia.php?id=32001]
Ginette Hess Skandrani es una mujer de 67 años, no violenta, por temperamento y por convicciones. Para protegerse no lleva armas ni guardaespaldas, ni escolta policíaca. Se trata de una activista comprometida en el combate anticolonialista desde hace cincuenta años. Lleva cuarenta defendiendo el derecho natural del pueblo palestino a la soberanía y a la vida. Es partidaria de la única solución que parece lógica, para terminar con la situación colonial vigente en Palestina: la creación de un solo Estado para todos los habitantes de Tierra Santa, sobre la base del principio universal: “Una persona = Un voto”.
Desde hace años es víctima de una campaña de calumnias y difamación procedente de ámbitos diversos, de derecha y de izquierda, es decir de la nebulosa de los partidarios de un Estado judío en Israel. Esta campaña contra ella incluye agresiones físicas, amenazas de muerte verbales, por escrito, por teléfono y por correo electrónico, actos de piratería informática, escuchas telefónicas ilegales, robos en su propia casa y seguimiento de sus pasos. El pasado miércoles, 25 de octubre, la campaña subió de nivel: un comando de cuatro hombres la asaltó en su humilde apartamento parisino, en una acción premeditada y concertada. Mientras dos miembros del comando la molían encarnizadamente a golpes poniéndola en peligro de muerte o invalidez definitiva, dos miembros más del comando montaban guardia al pie del edificio. La víctima ha hecho las diligencias para llevar a juicio a los atacantes, por tentativa de homicidio.
Estos individuos no actuaron por cuenta propia: recibieron órdenes y las ejecutaron como obedientes soldados. Se trata de personajes con ciudadanía francesa e israelí, son soldados activos o reservistas del ejército israelí y actúan bajo órdenes.
Las órdenes proceden de organizaciones con una fachada de respetabilidad y representatividad, pero que no son más que dependencias en Francia de una potencia extranjera y, además, enemiga de los valores franceses y los principios que fundan nuestra república.
Este grave atentado contra el derecho a la vida y a la seguridad de una militante infatigable de la causa humana nos lleva a plantear una serie de preguntas a todos los que deberían sentirse implicados. Precisamos que aquí nos expresamos a título personal, en tanto que amigos, hermanos, hermanas de Ginette Hess Skandrani. Algunos de nosotros ya hemos sido víctimas también de las mismas campañas de denigración y amenazas, con motivo de sus compromisos.
Pregunta al gobierno francés
Ustedes prohibieron hace algunos meses a la “Tribu Ka”, una organización de jóvenes negros revolucionarios, por un decreto de aplicación de la ley de 1936 sobre las facciones paramilitares. Independientemente de la opinión que podamos tener sobre sus ideas u opiniones, observamos sin embargo que dicha organización no había cometido absolutamente ningún delito o crimen, ningún acto de violencia contra propiedades ni contra personas.
¿Qué espera el gobierno para disolver, en aplicación del mismo decreto, las dos organizaciones armadas que ya han sido reconocidas como culpables de una serie de crímenes y delitos, entre ellas el conato de asesinato de un comisario de policía, y entre cuyas filas es imprescindible localizar a los agresores de Ginette Hess Sakandrani? ¿Acaso el gobierno está esperando que haya un muerto, hombre o mujer, para prohibir la Liga de Defensa Judía y el Betar-Tagar?
Pregunta al ministro del interior
¿Qué medidas piensa tomar para asegurar la protección y la libertad de desplazamiento de las personas a las que acechan estas organizaciones subversivas? ¿Acaso considera usted que estas personas deben armarse y hacerse cargo de su propia defensa, por falta de protección por parte de la república?
Pregunta a los defensores de los derechos humanos
Hasta ahora ustedes vienen observando un silencio prudente acerca de la agresión de la que acaba de ser víctima Ginette Hess Skandrani. ¿Significa esto que aprueban esta agresión? En tal caso, tendrán que explicarse al respecto públicamente.
Pregunta a los defensores del “derecho a la existencia de Israel”
Algunos de ustedes han pronunciado, repetido o difundido calumnias contra Ginette Hess Skandrani. Esto contribuyó de manera decisiva al clima que propició la agresión del 25 de octubre. ¿Aprueban ustedes esta agresión? Si es así, expliquen por qué. En caso contrario, ¡exprésenlo en alta voz!
Todos comprenderán que la respuesta a estas preguntas por parte de aquellos a los que nos dirigimos hoy será decisiva para impedir la pendiente violenta y sectaria hacia la cual nos quieren arrastrar los partidarios del supremacismo de un grupo sobre el conjunto de la sociedad.
Los matones que han ejecutado la orden de darle una paliza a Ginette Hess Skandrani son apenas robots programados y manipulados para hacer daño. Los despreciamos, los compadecemos y dejamos a la justicia y a la policía la tarea de acabar con su capacidad para la maldad, pues no tenemos por vocación levantar una milicia de justicieros. Pero no podemos conformarnos con el silencio y la inactividad de todos aquellos que pretenden luchar por la libertad, la democracia y la justicia. Semejante silencio e inacción serían equivalentes a complicidad.
Primeros firmantes
Association entre la plume et l’enclume, France – Santiago Alba Rico, escritor, España - Claire Aymes, Ciudadana, Marsella (Francia) - Janine Borel, militante, Bouches-du-Rhône (Francia) - Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire, Salons-de-Provence (Francia) - Mireille Delamarre, responsable de publicación www.planetenonviolence.org, presidenta de Vpaixmed (Voix de paix en Mediterranée, asociación para la no violencia activa y el respeto de los derechos de la persona), Bouches-du-Rhône (Francia) - Jean-Jacques Dikongué, periodista, París (Francia) - Gabriel Enkiri, candidato a la primera vuelta de las elecciones presidenciales de 2007 (Francia) - Sinfo Fernández, socióloga, traductora de rebelion.org (España) - Houcine Ghali, Centre d’études et de recherches arabes, Genève (Suiza) - Fausto Giudice, periodista, escritor, traductor, tesorero de
Envíen sus firmas, mensajes de apoyo o comentarios a: azls2006@yahoo.fr
Traducido del francés para Rebelión y Tlaxcala por Maria Poumier
Communiqué le 26 octobre 2006 par l’Alliance zapatiste de libération sociale, azls2006@yahoo.fr, http://www.azlsbasta.splinder.com, ++33(0)613992886
La présidente-fondatrice de notre association, l’AZLS, a été victime, le mercredi 25 octobre en soirée, d’une lâche agression à son domicile parisien de la part de deux jeunes hommes armés de casques qui étaient de toute apparence des nervis sionistes. Amenée à l’hôpital Saint-Antoine, Ginette a reçu des points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir chevelu.
Cette lâche agression intervient quelques jours avant une rencontre pacifique pour
L’AZLS demande solennellement aux autorités françaises de tout faire pour que cesse la terreur organisée par des groupes sionistes ayant depuis longtemps franchi les limites de la légalité républicaine.
Pour l’AZLS, le trésorier, Fausto Giudice
Ginette Skandrani, membre fondatrice des Verts, lâchement agressée à son domicile par deux nervis de type sépharade : plusieurs points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir chevelu
Communiqué le 26 octobre 2006 par le Collectif de
C’est vers 19h de ce mercredi 25 octobre que deux jeunes sont venus pour aider la concierge de l’immeuble où habite Ginette Skandrani, membre fondatrice des Verts, au moment où elle entrait les poubelles. Ils se sont engouffrés aussitôt dans les escaliers, et ont frappé à la porte de Mme Skandrani, qui leur a ouvert la porte sans se méfier. Ils se sont rués sur elle pour la rouer de coups de pied et à l’aide de leurs casques, puis ils se sont enfuis. La concierge alertée par les cris a aussitôt appelé les pompiers et la police. Elle a été amenée aux urgences de l’Hôpital Saint Antoine, puis à l’Hôtel Dieu pour un examen médico-légal.
Notre Collectif dénonce avec la plus grande colère cette lâche agression contre Mme Ginette Skandrani qui a consacré sa vie pour de justes causes : l’écologie, la solidarité avec les peuples du Maghreb, mais aussi pour faire connaître la tragédie palestinienne, notamment en co-organisant avec plusieurs associations dont la nôtre, les derniers samedis de chaque mois des rassemblements au Châtelet à
Cette agression perpétrée par des sionistes vise à faire taire les rares voix en France qui s’élèvent contre le massacre quotidien des Palestiniens.
Notre Collectif exprime son entière solidarité et sa sympathie avec Ginette Skandrani, et appelle tous ceux qui militent pour la cause palestinienne à lui exprimer publiquement leur soutien pour son combat contre le sionisme et ses crimes contre les Palestiniens.
Nous lançons un appel aux autorités françaises à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour retrouver les agresseurs et mettre fin à la terreur exercée en toute impunité par des ligues factieuses en France contre toute personne critique de l’entité sioniste.
Le Président, Mondher Sfar
Agression sioniste à domicile
Communiqué par l’association Entre
L'association Entre
Défendre l'égalité des droits pour tous les habitants de
Pour le secrétariat, Maria Poumier
Communiqué de l’Institut Tunisien des Relations Internationale
Par Ahmed Manaï, Paris 26 Octobre 2006
Ginette Hess Skandrani, présidente fondatrice de l’Alliance Zapatiste de libération sociale et de l’association
Aucun doute que les agresseurs de Ginette ont voulu lui faire payer son engagement inconditionnel et son soutien de tous les instants à la cause du peuple Palestinien. Rappelons que Ginette avait reçu en 2003, en même temps qu’un certain nombre de militants pro- palestiniens, entre autres notre compatriote Mondher Sfar, une lettre contenant une balle, accompagné du message suivant « la prochaine ne vous parviendra pas par la poste ». L’apprenti terroriste, un dénommé Shoemann, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis !
Transportée à l’hôpital Saint-Antoine, Ginette a reçu des points de suture à l’arcade sourcilière et au cuir chevelu.
Durant ces quarante dernières années, Ginette Hess Skandrani a accompagné tous les combats anti-coloniaux et s’est illustrée au cours des années 1990 par un soutien actif et permanent à l’opposition tunisienne. L’Azls qu’elle préside a organisé en 1997, les deux premières manifestations publiques à Paris, contre le régime tunisien
L’ITRI condamne cette agression et ses lâches auteurs, exprime son soutien et son entière solidarité avec Ginette Skandrani et appelle les Tunisiens à lui manifester leur solidarité : azls2006@yahoo.fr
Message d’Argentine aux agresseurs de Ginette
Par Oscar Abudara Bini
psychiatre, psychanalyste, et cinéaste censuré à cause de de son enquête personnelle sur les attentats terroristes commis en Argentine en 1992 et 1994.
Toutes mes félicitations! J'imagine que vous vous êtes entraînés sérieusement pour attaquer un ennemi aussi importan t. Moi même, j'ai dû m'exercer aux arts martiaux et au maniement des armes à feu, parce que j'ai peur de me faire assassiner ou qu'on agresse mes enfants, dans la mesure où je fais des recherches [qui dérangent] en Argentine sur les attentats terroristes qui ont été commis ici [imputés officiellement à l'Iran, alors que TOUS les éléments matériels de l'enquête signalent une piste conjointe US- ISRAELIENNE] Je sais qu'on peut me tirer une balle dessus à tout moment, que je risque l'enlèvement et que l'on peut envoyer des gros bras me taper dessus. Je suis prêt pour tout cela, et j'ai de bonnes chances d'être perdant. Mais je ne me suis jamais entraîné pour taper sur une femme, encore moins pour frapper, savater et blesser une femme d'un certain âge.Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer le mode d'emploi? Quel est le religieux qui pourrait m'apprendre à piétiner toute ma formation de macho latin, celle-la même qui m'interdit de frapper une femme parfaitement honorable? Allez, messieurs les agresseurs de Ginette, vous voulez bien m'apprendre?
¡Los felicito de todo corazòn! Imagino que os habreís entrenado concienzudamente para atacar a tan importante enemigo. Yo mismo, he debido entrenarme en artes marciales y en armas de fuego, dado el miedo que tengo a que me asesinen o dañen mis hijos, a causa de las investigaciones que tengo enla Argentina por los atentados terroristas que aquì se han cometido.
Sé que pueden asesinarme de un balazo en cualquier momento, que pueden raptarme y que pueden enviarme corpulentos matones a golpearme. Para todo ello estoy preparado, naturalmente con riesgo altìsimo de perder.
Jamàs me entrenè para golpear a una mujer, menos para apalear, patear y lastimar a una mujer de cierta edad. ¿Serìan ustedes tan gentiles de decirme còmo se hace? ¿Qué religioso puede adoctrinarme para abolir toda mi formaciòn de macho latino que me impide atacar una mujer honorable?
¡Por favor, señores atacantes de Ginette, dìganme còmo se hace!
Pour plus d’informations :
contact@metro17octobre1961.net
Contact : Mourad Slimani /06 75 37 28 69
Documents à consulter :
Plaidoyer envoyé à la présidence de la R.A.T.P. pour le baptême de la station de métro "Asnières Gennevilliers II" actuellement en construction à Gennevilliers
Réponse (négative) de la présidence de la RATP en date du 02/10/2006
par Invisible Workers of the World, octobre 2006
Le réseau des IWW (Travailleurs Invisibles du Monde ) s'est constitué, comme espace de politisation des immigrés, autour de quelques expériences significatives de comités de base à vocation syndicale et de parcours autonomes de lutte.
Dans les luttes sur les postes de travail et pour développer les droits sociaux, dans les occupations de maisons, dans les batailles pour le revenu/pouvoir d'achat/l'augmentation des salaires et contre les processus visant à rendre invisible, à brider et à exploiter le travail vivant, dans les actions de désobéissance aux dispositifs de lois européennes et nationales visant au contrôle de la mobilité du travail immigré et à la flexibilisation/précarisation du travail, et dans les actions contre les CPT [Centres de rétention temporaire pour immigrés en instance d’expulsion], y compris les révoltes qui les ont détruits de l’intérieur, on a vu se constituer une nouvelle figure collective, celle de l’acteur insurgé métis.
L'assemblée extraordinaire des IWW de Vérone, le 3 Juin
Un espace européen des luttes s'est ouvert comme espace de résistance aux politiques de contrôle et d'austérité qui sont de facture européenne avant que d'être d'inspiration nationale.
Les récentes prises de parole des sans-papiers en France et en Belgique, la réouverture, en Espagne et en Italie, du débat pour une révision des lois sur l'immigration dans lequel le gouvernement de Centre-Gauche -pour lequel nous nourrissions une certaine méfiance- démontrent ne pas être en mesure de se dissocier de
Un espace d’autoorganisation en lequel l’action directe et la bataille syndicale, l’occupation des maisons et la démolition des murs qui entourent les nouveaux ghettos urbains, autodéfense légale et pratique du conflit vont s’étendre et s’articuler les unes aux autres en formant des trajectoires biopolitiques de la révolte, au point de se diffuser au plan de la reproduction, des droits sociaux, en se greffant sur les flux métropolitains de l’accumulation pour provoquer leur court-circuit .
Il s’agit d’un espace d’innovation radicale. Qui se propose d’être à la hauteur de la complexité des questions que les luttes des immigrés sont en train de poser ouvertement en Europe. Et qui réclame pour cette même raison confrontation et échange des expériences, expérimentation.
Les IWW se rencontreront à ce propos à Florence les 21 et 22 Octobre 2006 à l’échelle européenne en une sorte de séminaire qui se conçoit comme un moment réel de constitution du réseau IWW définissant les lignes générales de l’action politique et les modalités de fonctionnement de ses commissions. La journée de samedi en particulier, sera consacrée, le matin, à une assemblée plénière qui servira à fournir un cadre européen utile à l’analyse des politiques de précarisation de la force de travail en rapport avec la condition immigrée ; on poursuivra, dans l’après-midi, par 3 groupes de travail sur les questions apparues comme focales dans les luttes des immigrés et sur lesquelles il s’agira d’entrer dans le détail des modalités de fonctionnement pour le travail des commissions de conseil juridique/enquête/conflit. Les questions seront celles de la lutte pour le droit au logement, pour la conquête de pleins droits à la citoyenneté, et des conflits sur les lieux de travail.
Les 3 groupes de travail seront introduits par des rapports qui feront le point et lanceront la discussion. Le séminaire se conclura le dimanche matin par une assemblée plénière, où seront restitués les travaux des groupes de travail, puis on discutera pour savoir comment faire vivre le réseau TIM et autour de quels nœuds.
D’ici peu, nous communiquerons dans le détail, et le lieu exact de cette rencontre, qui se passera dans le centre de Florence, et les modalités de déroulement du séminaire.
En attendant, ce document a pour but de recueillir votre adhésion pour sa réalisation.
IWW - Mouvement Antagoniste Toscan – Racisme Stop de Vénétie – Coordination des Immigrés de Vérone – A.D.L.-Padoue.
Adhésions à ce texte : chisa@sis.it
Programme du Séminaire IWW (Invisible Workers of the World) de Florence
Pour un réseau européen des immigrés et des précaires
Espace d’innovation radicale, qui se propose d’être à la hauteur de la complexité des questions que les mobilisations des immigrés sont en train d’ouvrir en Europe, et qui précisément pour cette raison, demandent confrontation et échange d’expériences, de propositions et d’expérimentations.
La rencontre aura lieu près de l’ex-Palazzina(occupée) du Coni, Viale Matteotti 15, à Florence.
Samedi 21 Octobre
à 9h30 : Assemblée plénière
Introduction par Sandro Chignola : « Europe : précaires et immigrés en mouvement »
Exposés
« Stratégies ‘créatives’ d’exploitation des immigrés entre Europe et USA» par Michael Hardt
« Dispositifs de contrôle de la mobilité aux frontières Sud de la nouvelle Europe » par Alessandra Sciurba
« Compte-rendu des initiatives européennes et d’ailleurs du 7 Octobre, troisième journée européenne de mobilisation pour les droits des immigrés » par Vittorio Sergi
Sont prévues les interventions de :
Collectif Virus d’Athènes (Grèce)- Collectif Fells de Berlin (Allemagne) – Coordination des Immigrés de Malaga – Indymedia Estrecho – Ateneo Candella de Barcelone (Espagne) – Dast je (Slovénie)
13h30 : pause-déjeuner
15h00 : Commissions de travail
Précarité – Coordonnée par ADL Invisibles Padoue Citoyenneté et immigration - Coordonnée par
10h00 : Assemblée plénière
Rapports des commissions et conclusions
Possibilité d’hébergement pour la nuit.
Pour information : toscanantagonista@hotmail.com
Ce programme est susceptible d’être modifié.
Compte-rendu de l’Assemblée des Travailleurs Invisibles du Monde, Vérone, 3 juin 2006
L’assemblée des IWW qui s’est tenue à Vérone le Samedi 3 Juin
Autoorganisation politique et syndicale de précaires et immigrés, refus de s’en remettre aux seuls syndicats et partis dee concertation et de gouvernement, calendrier de lutte pour beaucoup composé de pratiques autonomes et d’organisations moléculaires [nées] de la gestion de conflits et d’assemblées de secteurs en tous lieux de l’exploitation et de la clandestinité du travail des immigrés et précaires, auront été les jalons d’une discussion ouverte entre les protagonistes de nombre de situations qui les auront exposés en tant que tels, au plan européen comme italien.
L’assemblée s’est prolongée en une salle annexe insuffisante à nous contenir tous, faisant suite à un séminaire international, tout aussi visité et participatif, sur les mouvements migratoires et les contrôles aux frontières, organisé par Uninomade NORD-EST (
Motion
L’assemblée des IWW, des immigré(e)s et des précaires, réunie à Vérone, le samedi 3 juin 2006, au centre de cette Méditerranée en tant que partie d’un espace politique européen, a permis de confronter des expériences de lutte et d’autoorganisation d’immigrés et de précaires venus de tout le Nord-est italien, de Slovénie, d’Espagne, de Toscane, d’Émilie, de Milan et de Rome. Ýntroduite par un séminaire international, dont l’effort d’analyse se sera penché sur les principales contradictions de la gouvernance des flux du travail immigré et précaire, la discussion s’est conclue par une convergence de vues sur les points suivants.
Les processus de précarisation qui se généralisent dans le monde du travail produisent des effets dommageables disproportionnés lorsqu’ils croisent la condition des immigrés : hiérarchisation de la citoyenneté, invisibilisation sociale, effritement des droits. La condition de l’immigré aura été, en ce sens le champ d’expérimentation de formes de déstructuration et de nouvelle régulation rapidement destinées à s’étendre à l’ensemble du monde du travail vivant.
L’assemblée des IWW en tant qu’émanation de la réalité de la lutte des immigrés et des précaires, oppose à ces formes de régulation et à leurs effets pervers – que ce soit sur le plan salarial, des politiques de logement, ou bien à propos des stratégies de contrôle qui criminalisent la condition de l’immigré elle-même – un calendrier de lutte fait d’initiative syndicale autoorganisée et de prise de parole politique sans concession. À l’écart de toute intention de rendre les luttes compatibles en prétendant comprimer subjectivité des immigrés et des précaires. Cette même subjectivité qui est apparue dans les luttes parisiennes contre le CPE, celles des sans-papiers de Los Angeles, des dizaines de milliers d’immigrés et précaires descendus dans la rue en Italie, ces dernières années, contre la loi Turco-Napolitano et la loi Bossi-Fini, leur CPT,
Sur le plan politique, notre intervention sur la scène publique se dotera à partir de maintenant de fréquences dont nous communiquerons les échéances à tout le mouvement antiraciste italien et européen. Une initiative de lutte est prévue pour le 1er Juillet. Un cortège régional à Venise portera devant le Palais de Région les revendications formulées dans la plate-forme de lutte de l’Assemblée : une réglementation régionale qui mette fin à la chasse aux vendeurs ambulants, l’amnistie pour tous ceux qui sont tombés dans les contrôles d’identité, critères d’aptitude locative qui permettent d’adhérer aux exigences des règlements d’actualisation de la loi Bossi-Fini sans les discriminations ou le favoritisme introduits par les diverses administrations communales.
Nous indiquons à tout le mouvement notre participation au camping antiraciste de Gorizia du 17 au 22 Juillet 2006, à la caravane contre les frontières intérieures de Barcelone et à toutes les initiatives de lutte qui en viendront à être prises courant Septembre, dans toute l’Italie, pendant la mobilisation en vue d’un soulèvement général contre l’indignité des Centres de rétention temporaires, les CPT. Lesquels ne doivent pas être « dépassés », mais définitivement fermés. Sans condition, ni exception.
Et enfin : l’échéance du 9 Septembre comme date de la prochaine réunion des IWW pour discuter sur comment affronter un nouvel automne de luttes et d’autoorganisation.
Notre heure est arrivée et elle commence à l’instant.
Vérone, le 3 Juin 2006
L’assemblée des IWW
Note du réviseur
IWW, Industrial Workers of the World est un mouvement syndical révolutionnaire né en 1905 aux USA, très actif jusqu’en 1920, qui organisait les travailleurs non-qualifiés et très mobiles, souvent immigrés de fraîche date. Il était la terreur des patrons, qui envoyaient contre ses militants des détectives de l’agence Pinkerton. Le chanteur d’origine suédoise Joe Hill, condamné à mort et exécuté en 1914 pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, était un militant de l’IWW. Contrairement à l’AFL (American Federation of Labor), l’IWW n’avait pas de bureaucratie et constituait ce qu’on a pu appeler « l’autre mouvement ouvrier », regroupant des immigrants, des femmes et des Noirs, sans distinction au sein de « One Big Union », une seule grande union. Les militants de l’IWW n’étaient pas de permanents payés mais des agitateurs nomades, les « wobblies », qui se déplaçaient de chantiers en champs et en usines, suivant les mouvements de migrations internes. Une des grèves les plus retentissantes organisées par l’IWW eut lieu à Lawrence, dans le Massachussets en 1912, impliquant 25 000 travailleurs de l’industrie textile. Les assemblées de grévistes se tenaient en …20 langues ! Face à une répression meurtrière, les grévistes tinrent bon et obtinrent plein succès pour leurs revendications. L’IWW sera décapitée par la répression pendant la 1ère guerre mondiale, tous ses dirigeants finissant en prison. L’IWW existe toujours aux USA, au Canada et en Australie. Voir http://www.iww.org/fr.
Source : www.meltingpot.org
English : http://estrecho.indymedia.org/newswire/display_any/30477
La prochaine rencontre pacifique pour
Nous y exprimerons notre solidarité avec le gouvernement palestinien élu démocratiquement et représentant légitime du peuple.
Nous demandons toujours au gouvernement français et à la communauté européenne de reconnaître ce gouvernement légitime et d'établir des relations diplomatiques comme avec tout gouvernement représentatif d'un peuple dans sa diversité.
Nous demandons également que la communauté européenne rétablisse les subventions afin d'arrêter la famine qui sévit en Palestine et décime une des populations les plus fragilisées de la planète, ainsi que l'arrêt des massacres quotidiens et la libération de tous les prisonniers palestiniens.
Nous nous prononçons pour une Palestine, plurielle, multiculturelle et multi-confessionnelle, pour tous ceux qui aiment cette terre, de la Méditerranée au Jourdain
PALESTINE - un seul État pour tous
Le collectif Cheikh Yassine
Le Collectif de
L'AZLS
L'Association entre la plume et l'enclume
L'Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël
Contact :
genocidepalestine@yahoo.fr
0661022319
Lettre ouverte à Mme Nathalie Simon, animatrice de l'émission C
Mieux Dehors
France 3 Méditerranée
Aux bons soins de MM. Gilles VAUBOURG, Directeur régional et
OLIVIER MONTELS, Responsable de l'antenne et des programmes
Madame,
Madame, nous sommes informé par le CAVAD* que vous allez
participer à la retransmission du rallye Dakar 2007 par copie du
courrier ci-dessous.
Nous nous associons à la demande du CAVAD et vous demandons
instamment de ne pas associer votre nom à l'horreur et à l'indignité.
Nous sommes atterrés d'apprendre par M. Morandini ( Europe 1) la
collaboration que vous envisagez avec le Rallye Dakar 2007.
Vous bénéficiez d'un immense capital sympathie qui nous oblige à
vous demander confirmation de cette terrible nouvelle pour nous,
opposants à ce rallye de
années.
Depuis 28 ans, cette entreprise de
continent abandonné à la misère, à la maladie et à la pauvreté.
Non content de nuire gravement à l'environnement, cette course
s'est muée en insupportable safari humain dont les enfants africains
sont les proies privilégiées.
Bilan 2006 : 2 enfants de 10 et 11 ans tués en janvier.
Daniel Balavoine et Thierry Sabine n'ont certainement pas voulu cela.
Le 11 juillet dernier, les autorités françaises ont envoyé un signal
ferme et dissuasif au Cannonball Run, rallye britannique qui
traversait
L'Etat
à la vie des citoyens français sur le sol français en sanctionnant
juridiquement les chauffards anglais. Tout ce que ce se permet le
rallye Dakar sur les pistes africaines.
On ne peut dans le même temps déployer en France des efforts sans
précédents pour lutter avec succès contre la violence routière et de
l'autre côté, la médiatiser et la rendre acceptable, voire ludique,
dans les pays en voie de développement.
Vous semblez ignorer que les populations des pays traversés vivent
avec moins d'un euro par jour, et en plus de cette fatalité, la mort
vient les frapper au détour d'un chemin par le biais d'une course
dont la seule satisfaction est une performance sportive qui leur est
totalement étrangère et inaccessible.
Nous vous admirons comme sportive au parcours exemplaire,
créditée d'emblée d'une grande rigueur morale et intellectuelle. C'est
du moins l'image que vous donnez.
Il est étonnant que vous acceptiez de salir cette image en prêtant
main à l'ignoble entreprise de riches délinquants,
1) qui profitent de leur puissance financière pour commettre
impunément des crimes et exactions chez les plus pauvres,
2) qui proclament comme sportif un crime cynique et institutionnel
qui consiste à ne pas reconnaître en premier lieu - non pas le budget
conséquent de ce rodéo mécanique mais les conséquences
humaines, sociales et écologiques qu'il implique.
Pour information, un délinquant routier français connu sera présent
sur le rallye Dakar 2007,
Nous osons penser que vous avez été abusée quant aux véritables
motivations de la société Amaury Sport Organisation et de leur
sinistre escadron de
Nou
en tel manque de notoriété, de reconnaissance ou d'argent que les
subsides d'ASO absolvent leur indignité dans une prostitution morale
sans égale.
Nous restons dans l'attente d'une réponse qui nous convaincra que
vous n'êtes pas de ces sportifs aux corps sains et à l'esprit plutôt
malveillant qui mettent leur nom et leur notoriété au service
d'assassins légaux.
Bien sincèrement,
Paris, 17 octobre 2006
Ginette Hess Skandrani
journaliste et présidente de l'Alliance zapatiste de Libération
Sociale
azls2006@yahoo.fr
* voir http://www.stop-rallyedakar.com/
Appel à la solidarité internationale avec les enseignant(e)s de la section 22 du Syndicat national de l’éducation (SNTE-CNTE) et avec le peuple de Oaxaca
Le mouvement des enseignant(e)s de la section 22 du syndicat national de l’éducation et du peuple de Oaxaca se trouve dans un terrible situation.
Le Secretario de Gobernación (ministre de l’Intérieur) avec la signature de tous les gouverneurs des partis du PRI, PAN et du PRD[1] appelle le Président Fox à « agir dans le strict respect de la loi contre toutes les tentatives de déstabilisation qui par la voie directe prétendent porter préjudice à l’ordre constitutionnel », c’est-à-dire appelle le gouvernement fédéral à utiliser la force contre le mouvement.
Les patrons, les représentants de l’Église, les medias et quelques maires et députés locaux de tous les partis appellent également le gouvernement à envoyer une force d’intervention vers l’État de Oaxaca.
Le mouvement de grève des 70 000 enseignants de l’État de Oaxaca a commencé sur la base d’une revendication salariale des enseignant(e)s de la section 22 du SNTE le 22 mai dernier. Ils demandaient que l’ensemble des salaires soit rééquilibré pour atteindre le même niveau pour tous, dans toutes les circonscriptions de l’état de Oaxaca. Le 14 juin, le gouvernement Ulises Ruiz Ortiz, du PRI, a ordonné une attaque brutale contre les campements (piquets de grève) installés par les enseignants dans le centre de la ville de Oaxaca. Mais les enseignants ont contraint les forces de Police à battre en retraite, après cinq heures d’affrontements.
Comme réponse, les communes, les syndicats, les quartiers et leurs habitants, les organisations paysannes et indigènes ont mis en place l’Assemblée populaire de Oaxaca (APPO) qui a appelé à cinq grandes manifestations centrales et avec la participation décisive des enseignants a édifié des barricades dans toute la ville, renforcées en particulier la nuit. Les enseignants et la population se sont constitués en tribunal politique dont le verdict a été que la plainte commune soit satisfaite : « Que le gouverneur Ulises Ruiz s’en aille ! ». Les enseignants et l’APPO ont occupé les sièges des trois pouvoirs de l’État (exécutif, judiciaire et législatif), ainsi que les locaux des radios privées et de la chaîne de télé provinciale.
Le gouverneur incapable de lancer une attaque massive contre les enseignants et la population a utilisé des méthodes de gangsters en envoyant des individus armés avec des pistolets pour tirer contre ceux qui se trouvaient sur les barricades et les manifestations. Quatre personnes ont trouvé la mort dans ces circonstances et il y a eu des dizaines de blessés. Quatre personnes ont été arrêtées, parmi eux Elangelio Mendoza Gonzalez, ancien secrétaire général de la section 22 du SNTE-CNTE.
Actuellement, par décision de l’AG de la section 22 du SNTE et les représentants de l’APPO, 5 000 enseignants, travailleurs de la santé, paysans, etc. marchent sur la ville de Mexico pour faire connaître leur protestation dans la capitale du pays.
Ils devront parcourir plus de
C’est pourquoi nous faisons appel aux syndicats du monde entier, en particulier aux syndicats enseignants, pour qu’ils s’adressent à Carlos Abascal Carranza (Secretario de Gobernación) et à Vicente Fox (Président des États-Unis mexicains) pour leur dire :
- Non à la répression contre les enseignants et la population de l’État de Oaxaca (Mexique) !
- Satisfaction de l’exigence fondamentale du mouvement : Que le gouverneur Ulises Ruiz Ortiz soit démis de ses fonctions !
Premiers signataires appelant à la solidarité internationale :
Professeur Ezequiel Carreño Rosales, secrétaire d’organisation de la section 22 du SNTE-CNTE ; professeur Fernando Mendoza Perez, membre de l’instance de coordination nationale de la section 22 du SNTE-CNTE ; Augusto Fernando Reyes Medina, membre du Comité exécutif de la section 22 du SNTE-CNTE ; professeur Luis Vasquez Villalobos, délégué du syndicat des travailleurs de l’Université nationale autonome du Mexique (STUNAM) ; Javier Brena Alfaro, délégué syndicat du STUNAM ; Gustavo Grajales, président de
Envoyer vos messages à :
Vicente Fox Quesada, Président des États-Unis mexicains : vicente.fox.quesada@presidencia.gob.mx
Carlos Abascal, Secrétario de gobernación : segob@rtn.net.mx
Copie pour Fernando Mendoza Perez, membre de l’instance de coordination nationale de la section 22 du SNTE-CNTE : Alborotador_oax@hotmail.com
[1] PRI : Parti révolutionnaire institutionnel ; PAN : Parti d’action nationale ; PRD : Parti de la révolution démocratique.